LITTLE THINGS 2017

LITTLE THINGS 2017

À lire, ou déguster, avec ceci dans les oreilles : https://www.youtube.com/watch?v=rTVjnBo96Ug

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Mes petits plaisirs de 2017 -
Immense gratitude pour chacun de ces petits moments, seule ou accompagnée.

Travailler dans les cafés et observer la danse quotidienne des âmes perdues dans les traumas de la ville.
Jouer avec les flammes d’un feu ouvert.
Regarder la neige tomber.
Recevoir un message de l’être cher.
Déguster un verre de vin rouge biodynamique.
Savourer le guacamole de chez Tarzan.
Reposer mes yeux sur la lueur d’une bougie.
Poser quelques gouttes d’huile essentielle ylang ylang dans le creux de mon cou et de mes poignets.
Souffler sur un bout de palo santo et respirer son parfum.
Écouter  « What a day » de London Grammar et vivre chaque note comme une émotion propre.
Marcher pieds nus dans les rizières.
Découvrir les trésors et archives cachés de la Tronçais.
Me balader dans les Hautes Fagnes sous la neige.
Me plonger dans les mots de Jean Hegland dans son roman phare « Dans la forêt ».
Vivre la montagne à travers le récit de Paolo Cognetti « le garçon sauvage ».
Me perdre dans la danse ecstatique au Yoga Barn, Ubud, Bali.
Profiter de l’instant présent sur les chemins de Compostelle.
Me faire surprendre par l’orage et la pluie sur mon scooter avec "Up&Up" de Coldplay dans les oreilles à Bali.
Pleurer à chaudes larmes à la lecture des mots de gratitude et de remerciements suite au Travel Storytelling Getaway.
Recevoir un message des personnes qui ont été inspirées par mes contenus, expériences, vécus ou autres.
Nourrir ma quiétude et ma sérénité à coup de couchers de soleil sur les plages indonésiennes.
Marcher à l’aube et sentir toutes les odeurs matinales de la nature qui s’éveille.
Faire la sieste, portes-fenêtres grandes ouvertes, avec les gouttes berçant mon sommeil à Bali.
Esquisser un grand sourire à chaque mouvement de mon corps quand je me surprends à danser en pleine rue à Bruxelles.
Saisir l’instant, à l'improvisation, au moment spontané finement joué.
M’émerveiller face à une feuille qui tombe, un oiseau qui vole, une brise faisant danser les arbres, les va-et-vient des vagues, …
Embrasser ses lèvres qui m’invitent à danser avec elles.
Croire en ses promesses et rendre mon coeur léger avec l’espoir de futures expériences enrichissantes, épanouissantes et élevantes.
M’envelopper d’euphorie à chaque rayon de soleil qui transperce le ciel gris bruxellois.
Nourrir mon innocence à coups de pinceaux, d’aquarelle, des griffonnages et d’esquisses. 
Rire avec mon neveu et ma nièce, entamer les puzzles, empiler les legos, lire des histoires, se goinfrer de Smarties.
Coller Arthur, mon filleul, tout contre moi en pleine nuit pour qu’il se rendorme.
Jouer à Pyramide, dans le vent, dans la voiture, dans mon lit par écrans interposés, dans un bar, au restaurant, au cinéma et partout ailleurs.
Découvrir des citations qui m’inspirent et me font rêver.
Tuer le temps les heures d’attente à l’aéroport, mon no man’s land à moi.
Rêvasser, me raconter des histoires d’amour et d’aventure.
Me lover sous mes draps en coton jersey.
Entamer une danse un soir d’automne sur « Mr Bojangles » de Nina Simone.
Refaire le monde pendant des heures sur les terrasses des cafés l’été et un pied sur la banquette à l’intérieur des bars l’hiver.
Pleurer, pleurer, encore pleurer tout au long de cet automne. Accueillir mes larmes et les honorer.
Porter à mon coeur chacune des rencontres qui m’ont nourrie tout au long des 364 derniers jours de cette année.
Respirer à nouveau par le ventre.
Ne pas trouver le sommeil dû à l’excitation et l’attente du retour imminent à Bali en janvier dernier.
Écouter la pluie battante en me faisant masser.
Tatouer ma mission sur ma peau.
Être apaisée instantanément lors d’une séance de Yoga Nidra.
Partager le meilleur raw chocolate cake pour mes 33 ans en silence au Bali Silent Retreat.
Être excitée comme une enfant à chaque éclair, à chaque coup de tonnerre.
Rouler sur une petite route déserte en plein milieu des rizières.
Apprécier chaque ciel rose au lever du soleil.
Me délecter de chaque bouchée d’un mets que j’ai préparé avec amour.
Tracer des signes et des mots sur une vitre embuée.
Plonger mon regard dans le sien dans un silence de sourd et profiter de ce silence qui n’a pas de prix.
Prendre conscience des parfaites synchronicités de la vie.
Ne faire qu'un avec la nature à travers la randonnée, la méditation contre un arbre, ...
Faire un câlin à un arbre.
Sentir sa main frôler la mienne.
Nourrir l’enfant qui est en moi à coup de curiosité, d’innocence et de naïveté.
Découvrir de nouvelles chansons, les discover weekly de Spotify, les liens Youtube qu’on m’envoie avec amour.
Dire adieu au havre de paix qui nous a abrité à Ubud avec des dizaines de bougies, du vin, du fromage et une baignade dénudée.
M’imprégner de chacun des sourires qui me sont adressés, et des autres, également.
S’inventer des personnages de coton dans le ciel.
Nourrir mon romantisme, encore et encore.
Renouer avec le théâtre.
Renouer avec l'escalade.
Contempler l’horizon.
Marcher pieds nus dans le sable, été comme hiver.
Me délecter d’une gaufre Siska avec des fraises, de la cassonade et de la crème chantilly - kiff ultime.
Passer ma journée dans un train sans destination finale, à lire et écrire.
Caresser les herbes hautes dans les champs.
Sentir que l’autre se sent en totale confiance en ma présence.
Inspirer.
Respirer.
Faire de nouvelles rencontres inspirantes.
Apprendre quotidiennement.
Me laisser surprendre.
Partager mes découvertes.

J'oublies des dizaines de centaines de moments sacrés qui sont au chaud, profondément ancrés dans mon coeur.
Je remercie la terre, les hommes et les femmes qui m'ont apporté tous ces délicieux petits bonheurs cette année.

Je la clôture, dans un de mes havres de paix, avec ma seule compagnie pour amie. 
Et ça non plus, ça n'a pas de prix.

Réveillonnez-bien.

Avec tout mon amour, 

Caro

MISE À NUE

MISE À NUE

Bilan 2017



À lire avec ceci dans les oreilles : London Grammar - What a day
Celle-ci aussi : Rooting for you et celle-là : Big Picture

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Recourir à cet exercice peu commun mais opportun d’aligner les fracas, les tracas, les leçons, les émotions.
Les épreuves. Les terres neuves. Les expériences. Les évidences. Les évasions. Les éclosions.
Les états d’âme. Les pensées. Les idées. Les souvenirs. Les coeurs à coeurs. Les corps à corps.

2017

Une année d’influence. 
Lunaire.
Solaire.
Terrienne. 
Des énergies.
Des êtres.
De mon Être.

Une année INTENSE.
Des émotions par vague.
Dans tous les sens.
Des larmes.
Des éclairs dans ma chair.
Du vide à remplir de liberté.

Une année de profondeur. 
À creuser.
Retourner.
Déterrer.
Clôturer le passé.
Le laisser s’en aller.

Une année à respirer.
Débloquer les portes.
Méditer.
S'aligner.

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Jeudi 7 décembre 2017.
L’intensité d’une journée.

Ses mots résonnent d’abord dans ma tête, me font l’effet d’un poignard dans le coeur puis tombent aussitôt à mes pieds ; poids d’une relation qui m’emmenait dans les profondeurs de sa confusion. 
Je pleure comme une enfant, sanglots arrachés du fin fond de mon ventre, berceau de mes souvenirs, de mon souffle. 
À chaudes larmes. 
Les joues rouges. 
Dans les bras de celui qui partage avec moi le déjeuner. 
Ce dernier ne s’y attendait pas. À me retrouver de la sorte. 
À ce que je craque comme ça. 
Il esquisse un grand sourire. Soulagé de voir que je ne suis pas invincible. Que moi aussi je gère les travers d’une vie. Ceux d'un tourbillon dont je ne maitrise pas la science.

Plus tard dans l’après-midi, après les émotions fortes du déjeuner, apaisée par ses mains à elle, trois amis, lui, moi et elle, nous retrouvons par hasard dans ce café.
Il n’y a pas de hasard, me chuchote une voix lointaine. Que des rendez-vous. 
Comme celui du 1er décembre dernier. Qui n’aura duré que le temps d’une chanson trop courte, pas assez rythmée.

Trois belles âmes. Faisant face à l’énergie tsunami de cette fin d’année.
Bien au chaud, nos émois, nos sentiments, nos grandes déclarations claquent sur les murs.
Nous regardons la pluie tomber par la vitrine du café. 
À grosses gouttes. Entre deux tranches de rire. 
Une moustache de lait de coco de mon chocolat chaud au dessus de mes lèvres qui s’étire vers le haut à chacun de mes sourires.
À partager nos états d’âme du moment. De la journée. 

Un constat sans appel. Unanime. 
Marre de se poser mille questions. 
On veut Vivre.
La Vie est simple. 
Elle doit être faite pour Jouer. 
Et non pas pour s’emberlificoter dans des situations, des schémas et des tergiversions de l’esprit qui ne nous conviennent pas.

Le coeur plus léger, serein, je me dis qu'il est nécessaire, malgré l’abandon de la rédaction de ce billet quelques jours plus tôt pour cause de manque de résonance dans mon coeur, de me replonger dans ces émotions. Ces vécus. Et de les coucher définitivement sur le papier. Sans retour possible. Car j’ai des leçons apprises à partager. Des personnes à remercier. Des gratitudes par milliers. 

Alors vous êtes prêt pour ce voyage dans mes souvenirs ?

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Cette année, 

NATURE

Je me suis nourrie de nature. 
D’ailleurs. 
De vert. 
De grands espaces. 
De longs chemins.
D’horizon. 
De levers et de couchers de soleil. 
Du bruit des insectes, du chant des cigales
D’aube.
De collines et champs à perte de vue.

TEMPS

J’ai pris mon temps. 
J’ai appris à ralentir. 
À travailler à mon rythme. 
À m’octroyer du temps. 
Et à en partager.

MUSIQUE

Je me suis abreuvée de mélodies de toutes sortes.
Vectrices de mes émotions.
Définissant mon humeur. 
Porteuses de chaleur sonore.

AUREVOIR

J’ai essayé, à ma manière de dire aurevoir à mes certitudes.
LÂCHER PRISE sur mon envie de contrôler les choses. 
Et accepter que tout arrive pour une raison.
Que tout est écrit.
Je me laisse pourtant encore rattraper par des attentes qui parfois dépassent mes plus grandes espérances. 

GUIDE

J’ai renoncé définitivement à être, dans ma vie sentimentale, la guide, la mère, la sauveuse, la Saint-Bernard. 
Celle qui porte l’autre dans le couple. 
Qui tire l’autre. 
Qui tente de lui apporter les solutions. 
C’est fatiguant. 
Même éreintant. 
Déséquilibré. 
Ce n’est pas mon fardeau. 
Je peux accompagner l'autre mais pas faire les choses à sa place.
J’accepte ma MISSION divine d’Être et de guider les autres. Mais pas dans mon couple.

BINÔME

J’ai manifesté le couple comme je ne l’avais jamais fait. 
Un profond désir de construire ensemble. 
D’avancer et de s’élever en binôme. 
J’ai écrit « je veux » pour poser mes intentions de vie à deux et être ensemble dans notre solitude.
Confrontée à cette porte de tous les possibles.
Prônant une relation saine.
Aimante.
À double sens.
Équilibrée.
Pleine de sens.
Inspirante.
Et élevante.
Un idéal transformé souvent en une entité réelle pas toujours évidente à gérer. 
Loin de moi le rêve du prince charmant qui n’a jamais été ma tasse de thé. 
Plutôt celle de l’écorché vif, ténébreux, en quête de sens, se perdant dans sa propre aventure. 
Mais lui aussi n’est pas pour moi. 
Pas prêt à faire face à son passé. 
À ses tortures mentales. 
À travailler sur lui.
J’ai ACCEPTÉ que le timing n’est pas toujours idéal pour l’un et pour l’autre. 
Mes larmes coulent. Même en écrivant ces lignes.
J’ai beau le vouloir, me sentit prête pour cette nouvelle aventure, je ne peux pas vivre le couple seule.

COURAGE

J’ai eu le courage de révéler mes sentiments à celui qui occupait mes pensées et tenait une place de choix dans mon coeur depuis plus de deux années.
Une relation sans nom, idéalisée. Je sentais constamment le lien qui nous liait. Des émotions qui n’était pas les miennes. Il surgissait dans mes tripes sans prévenir. J’écoutais mon intuition. Et peu de temps après, il réapparaissait réellement dans ma vie. Comme si ce lien me prévenait d’un retour imminent.
Les prémices de mon aventure avec l’amour inconditionnel.

CONFUSION

J’ai souvent été désoeuvrée face à ma faculté d’attirer, chez ma moitié, la confusion. 
Confronté à ses/leurs peurs. 
Confronté aux démons du passé. 
À l’engagement. 
La contemplation de la vie. 
L’inaction. 
Le chaos sentimental, personnel et professionnel. 
Comme me disait Antoine : «  tu les aimes comme ça ! »
Ayant tendance à me jeter corps et âme dans une nouvelle aventure pro ou perso, sans réfléchir, les peurs ne me sont pas familières. 
Les doutes non plus. 
Les angoisses encore moins. 
Alors pourquoi continuer à attirer un potentiel amant qui baigne dedans ? 
Comme si, d’une manière ou d’une autre, mon compagnon me faisait l’effet d’un miroir et me projetait des peurs que je n’aurais moi-même jamais identifiées. 
Mission accomplie, la confusion de l’autre crée chez moi une immense frustration. 
Un retour en arrière dans mon cheminement personnel. 
Un croisement des chemins. 
Un ascenseur émotionnel inconstant. 
Le réveil de mes colères et frustrations profondément enfouies.

INSPIRATION

J’ai privilégié les relations avec des acteurs de leurs vies. Qui agissent pour le bien commun. S’entourent de personnes inspirées et inspirantes. Des personnes d’actions plutôt que celles de promesses et de paroles. On ne va nulle part avec des si et des peut-être. Faire confiance en la vie mais en être l’acteur aussi. Pas seulement le spectateur.

AMITIÉ

J’ai accepté la perte d'amis proches. Laisser partir les êtres aimés pour leur bien. Et le mien. Afin que chacun de notre côté, nous soyons en paix avec nos besoins, nos sentiments, et nos émotions face à l’autre.
C’est dur de dire aurevoir, sans savoir si c’est pour toujours. Ou juste quelques temps. Mais c’est souvent pour un mieux. Avec bienveillance. 
On change. 
On évolue. 
C’est ainsi. 
C’est la vie.

ACCEPTATION

J’ai manifesté la fluidité. 
La sérénité.
La clarté.
Je voulais du simple, du léger, du spontané, de l'impro. 
Je me suis souvent retrouvée face à du compliqué. 
À des obstacles qui rendaient la route sinueuse. 
Un point déséquilibrée. 
Pour le meilleur comme pour le pire.
À clarifier les situations stagnantes, le statu quo. 
Chaque étape est une leçon de vie. 
Si tout était simple et limpide, je m’ennuierais.
C’est ainsi !

CLÔTURER 

J’ai endormi et réveillé beaucoup de choses. 
Je me suis séparée émotionnellement du passé. 
Libérée du poids des années afin d’avancer avec plus de légèreté.
J’ai dit aurevoir aux relations toxiques de toutes sortes. 
Je me suis débarrassée de fardeaux sur mes épaules qui n’étaient pas les miens. 

VISION

J’ai été qualifiée de déroutante.
De fédératrice.
D’accoucheuse de talents.
De liseuse d’âme.
De force tranquille.
D’amoureuse de l’Amour.
De Outsider.
Et peut-être par d’autres noms que j’ai choisi de ne pas retenir. 

CONNEXION

J’ai vécu des expériences d’une intensité sans nom.
Je me suis sentie connectée à de nombreuses personnes.
Présente.
En accord avec leurs énergies.

CARPE DIEM

J’ai vécu le moment présent.
Accueillant chaque évènement, chaque émotion.
En les honorant de ma pleine présence dans l’instant.

RÉSILIENCE

J’ai pleuré.
Beaucoup pleuré.
Ces derniers mois.
Comme si je nettoyais mon coeur et mon corps de douleurs dont je ne sais d’où elles proviennent et à quand elles remontent.

Qu’elle fut INTENSE cette année. 
D’une beauté sans nom. 
Année de commencements et de fins. 
Année de transformation. 
Année d’intentions.

Janvier, l’agitée, côtoyait les larmes, les éclairs dans mes membres, les colères et les frustrations. Elle imprimait sur mon poignet le mot INSPIRE pour me rappeler ma mission et l’instinct de respirer. Elle reprenait de bonnes habitudes matinales de temps pour soi et m’apprenait la patience. Février, la guérisseuse, m’autorisait à être vulnérable, m’encourageait à embrasser mon énergie, revenir à la source et accepter ma mission divine sans porter sur mes épaules les bagages émotionnels d’autrui. Mars, la secousse, réveillait les étincelles dans mon corps, diminuait les distances, retrouvait la danse comme thérapie et prônait le retour au silence. Avril, la surprenante, attirait les synchronicités, mettait sur mon chemin les rencontres dont j’avais besoin pour avancer et débloquait mon mental, mon souffle coincé, mes vagues d’énergies instables. Elle me suggérait d’écouter les bonnes couches de mon coeur et de toujours penser de manière positive afin d’attirer ce que je désire profondément. D’être la lumière afin d’attirer la lumière. Elle transformait mon énergie rouge feu en bleu aqueux et lui indiquait comment tendre vers le jaune soleil. Mai, la nomade, m’offrait la vie, la route, l’eau turquoise et 99,99% de bonheur absolu. Elle portait les prémices d’une toute nouvelle vie. Juin, la patiente, me faisait vivre des émotions intenses, me soufflait de prendre mon courage à deux mains dès mon retour de Bali, de prendre du recul face à mon envie d’urgence. Juillet, la courageuse, clôturait un chapitre pour en commencer un autre, m’amenait sur un chemin mythique, fait de rencontres, de paysages somptueux, de tolérance et de temps pour soi. Aoûtla sereine, m’enveloppait d’un bien-être, au rythme de mes pas, faisait table rase sur le passé et remettait sur mon chemin un visage familier. Septembre, l’improviste, jouait les spontanées, les complices, caressait l’imprévu, la conquête, le charme et l’inspiration. Octobre, l’incertitude, nourrissait les distances, les silences, réveillaient les questionnements profonds, les montagnes russes d’émotions et entamait les prémices de la crise annuelle pré hivernale. Novembre, l’obscure, ancrait le poids du mental sur l’être, les scénarios, les prises de tête, tout en enveloppant le tout d’un amour incommensurable pour l’autre, une acceptation impromptue. Décembre, l’amoureuse, sentait bon la cannelle et les clous de girofle, pleurait toutes les larmes de son corps face à l’immensité de son océan des possibles dans lequel l’être aimé n’arrivait pas à rentrer, tout en prônant un retour à l’ancrage, au sens et à la délivrance.

Je retiendrai donc particulièrement les leçons que m’a apportée cette année riche en émotions.

2017 se résume à ces quelques mots :

De l’Intensité.
Du Courage.
Du Lâcher prise.
De la Résilience.
Avec beaucoup de Patience.
Mais aussi de l’Acceptation.
Des tonnes de Bienveillance.
Apprendre à Ralentir.
Pour se sentir Libérée.
Et créer de la Fluidité.
Accueillir une nouvelle Vision.
Accepter ma Mission.
Attirer la Confiance.
Et l’Abondance
Dans la Joie.
De manière à Respirer.
Inspirer.
Et n’être que Vérité.

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Je terminerai cette mise à nue par envoyer TOUT MON AMOUR à ces particules de ma vie.

Merci Maha Guru pour le déblocage de mon plexus solaire. D’avoir lu en moi comme dans un livre et de m’avoir chuchoté à l’oreille que je devais avoir davantage confiance en moi dans mes relations avec le masculin. 

Merci Evia pour ton écoute, ta présence et nos longues discussions sur ma mission divine.

Merci Greg de m’avoir dit que je devais davantage briller et ne pas me laisser entrainer dans son obscurité. D’être mon roc quand je parle de mes sentiments amoureux. Pour tes opinions qui divergent parfois des miennes. Tu me permets de sortir de ma zone de confort en mettant le doigt sur ce que je ne veux pas vraiment voir.

Merci Rachel pour ton oreille attentive. Tes conseils avisés. Ta sensibilité. Ton hospitalité dans notre petit paradis Bali. Nos échanges autour d’un bon verre de vin rouge et de vieux cheddar sous les tropiques.

Merci Amaël pour ce petit bout de chemin ensemble. De m’avoir permise d’entrevoir ce qui se cachait derrière ta carapace. Et de m’avoir fait confiance.

Merci Yann d’avoir été ma muse quand tu ne le soupçonnais pas. Pour nos correspondances et nos lectures respectives. Et pour tes images. Continue à t’en nourrir et à nous les offrir.

Merci Antoine de m’avoir considérée comme ta soeur. Pour ton énergie. Tes mots. Ton Bali. Nos petites engueulades. Et nos moments à deux. 

Merci Francesco pour ce délicieux moment de partage lors de ton passage à Bruxelles. Ta sérénité face aux travers d’une vie à deux. Pour tes hugs pleins d’amour et de compassion. Pour ton sourire et ta joie de vivre. 

Merci Moshé pour ta bienveillance. Ton énergie. Ta compassion. Ton empathie. De me rappeler que je ne doute pas quand j’ai l’impression de douter. 

Merci Dirk de ne vouloir que mon bonheur. D’être là quoi qu’il arrive. Pour la « Caro heureuse » comme tu aimes si bien le dire.

Merci Sylvie pour notre belle association. Deux belles années de création et d’inspiration. Ta joie de vivre. Ton énergie lumineuse et solaire. Ton enthousiasme. 

Merci Laurent de m’avoir fait gardienne de Château. Pour ta confiance. Et tes blagues.

Merci Simon pour cette magnifique séance de guérison par l’énergie et la respiration lors de mon anniversaire à Bali. De m’avoir permise de dire aurevoir aux êtres aimés en lâchant prise sur le futur. Et pour ce délicieux gâteau au chocolat cru.

Merci Loïc pour la Tronçais. Ta bienveillance. Tes états d’âme. Ta confiance. Et notre longue amitié. Merci d’aimer mon énergie et de tenir à moi. Notre amitié est précieuse comme tu me le disais au printemps.

Merci Kirsty pour ta sagesse. Les tirages Osho. De me permettre de prendre du recul sur mes vécus. Moi qui ai tendance à sauter dans le vide sans trop réfléchir.

Merci Jackson d’avoir attiré, par ton être, ta présence, ton énergie, ma personne comme un aimant. Pour ton âme d’enfant. Ton écoute. L’espace de bien-être à tes côtés. Tu es un être magique et magnifique. 

Merci Caro pour ton implication. Nos discussions. Nos up and down. Nos brainstorming professionnels. Ta gourmandise. Ta conscience. Ton envie de créer un impact dans ce monde.

Merci Edouard pour les premières heures de 2017 dans ta maison, entourés de personnes bienveillantes. Pour ton énergie. Nos retrouvailles à Bali sous une pluie torrentielle. Ton regard extérieur sur mes émotions. Et nos rencontres au hasard qui n’en sont pas.

Merci Quentin pour la réjouissance de 2018 dans le désert avec des personnes inspirantes et altruistes. De m’avoir fait redécouvrir le psylo. Et de mettre le doigt sur cette constante reproduction du même schéma relationnel.

Merci Jérémy pour ton conseil de m’envoyer de l’amour plutôt que de la colère quand je me déchirais la peau. Pour ta générosité. Tes bras qui m’accueillait dans une étreinte qui m’apaisait en un instant. D’être toi. Sensible. Doux. Protecteur.

Merci Saskia pour notre amitié au-delà des frontières. Tes mots justes. Ton écoute. Ta personne.

Merci Grégoire pour nos petites grimpettes et les randonnées au plat pays. De me faire confiance en exclusivité (toi seul sais pourquoi). 

Merci Pierre-Alexandre de m’avoir challengé sur mes activités en septembre dernier. D’avoir accueilli mes larmes quand tu ne t’y attendais pas.

Et enfin, Merci Fabrice, tout d’abord, pour l’inspiration. C’est de là que tout a commencé. Mes écrits. Un peu de ma musique. Et de mes photographies. Et puis, bien longtemps après, du sable, du vent, des gaufres, des playlist à l’infini et tout ce qui s’en suit.
Pour le reste, tu sais déjà tout. Tout est là. C’est plus fort que les mots. Bien plus fort que les mots. 

Mais aussi merci Sarah, Marine, Priscilla, Maroussia, Flora, Catherine, Ingrid, Steph, Sev, Marie-So, Ignatiana, Jodie, Tamara, Géraldine, Céline, Stan, Julie, Kirsten, Julie, Gaëlle, Patricia, Lydia, Nik, la team du TSF (Camille, Olivia, Klementina, Célestine, Simon, Victoria, Juliette, Victoire, Cécile), tous les intervenants du TSGetaway (il y en a trop pour les citer), Xavier, Aurélie, Sofia, Tom, SophieDavid, Lucie, Thibaut, Caroline, VictoireBarbara, à ma tribu familiale (Mam, Pap's et Fred') qui continue à respecter mes choix et aimer inconditionnellement la personne que je suis devenue et tous ceux que j'oublie (et je m'en veux) pour vos petites attentions, votre confiance, votre écoute, vos écrits, vos mots, vos conseils, votre présence, et bien plus encore.

Mais aussi toutes les personnes qui m’ont fait confiance à travers mes services et mon activité tout au long de cette année.

2017.

Une année à tenter de sortir de mon mental et écouter mon coeur. 
À Être.
Une année à emprunter un chemin. 
Mon chemin. 
Car ma vie m’appartient. 
Comme le dit si bien Jean Hegland dans le livre qui m’a le plus marqué cet année.
« Dans la forêt ».

Je t’aime. 
Je vous aime.

Love & Light,

À suivre...

JE VEUX...

JE VEUX...

A lire avec ceci dans les oreilles : https://www.youtube.com/watch?v=wCpQ-2AYgEs


Je veux l’amour. 
Le beau. 
Le léger. 
Le complice.
Le sincère.
L’honnête.
Avec et sans toi.

Je veux la communication. 
L'écoute.
Le partage.
Avec et sans toi.

Je veux l’inspiration. 
L’entraide. 
La présence.
Avec et sans toi.

Je veux le couple. 
L’engagement. 
L’intensité. 
L’ivresse.
L’aventure. 
Avec et sans toi.

Je veux construire. 
Grandir.
Sourire. 
Donner.
Partager.
Recevoir.
Avec et sans toi.

Je veux m'envelopper de douceur. 
De tendresse.
De délicatesse.
Avec et sans toi.

Je veux la passion. 
La démesure. 
La fusion. 
L’embrasement.
Le déraisonnable. 
Avec et sans toi.

Je veux le spontané. 
L’improvisation. 
Me réjouir d’une expédition planifiée.
En parfaite synchronicité. 
Avec et sans toi.

Je veux la folie. 
L’exploration. 
La curiosité. 
L’indépendance.
Avec et sans toi.

Je veux le nomadisme. 
Planer. 
Vibrer.
Vivre.
Avec et sans toi.

Je veux remplir ma vie de bonheur.
De plaisirs simples.
D’expériences.
De rencontres.
De découvertes. 
Avec et sans toi.

Je veux l’harmonie.
La tendresse.
L’écoute. 
Avec et sans toi.

Je veux la vie. 
La magie. 
Avec et sans toi.

Je veux la simplicité. 
L’amitié. 
L’amour inconditionnel. 
Avec et sans toi.

Je veux l’autre.
Je te veux toi.
Je veux t’aimer de tout mon être. 
Je veux aimer de tout mon être. 
Je veux que tu m’aimes de tout ton être.

Je veux la confiance. 
T’accepter comme tu es. 
M’accepter comme je suis.

Je veux l’intimité. 
Les envies réciproques. 
Les besoins partagés.

Je veux rire de tout mon coeur. 
Je veux que tu ries de tout ton coeur.

Je veux être moi-même. 
Je veux que tu sois toi-même.

Je veux vivre mes émotions et sentir que tu es là pour les partager avec moi. 
Je veux que tu vives tes émotions et que tu sentes que je sois là pour les partager avec toi.
Je veux que nous vivions nos émotions chacun de notre côté pour ensuite les partager.

Je veux une relation forte. 
Solidifiée avec le temps. 

Je veux du désir. 
De l’instinct animal. 
Du bestial.

Je veux vivre mes intuitions. 
Je veux que tu vives les tiennes.
Je veux qu’on construise nos intuitions. 

Je veux crier ensemble. 
Rire ensemble. 
Pleurer ensemble. 
Aimer ensemble.
Danser ensemble.
Chanter ensemble.
Mais aussi sans toi.

Je veux pouvoir me reposer sur ton épaule. Que tu sois près de moi quand JE me soigne, quand JE me sauve.
Je veux que tu te reposes sur mon épaule. Que je sois près de toi quand TU te soignes. Quand TU te sauves.

Je veux être avec toi. 
Tu veux être avec moi.
Je n’ai pas besoin d’être avec toi.
Tu n’as pas besoin d’être avec moi.

Je veux que tu sois ma muse.
Je veux que je sois ta muse. 
Je veux que les autres soient nos muses.

Je veux accepter ta vie.
Je veux que tu acceptes la mienne.

Je veux que tu nourrisses ma créativité. Que je nourrisse la tienne.

Je veux éclater de vie. 
De rire. 
De joie. 
De bonté. 
De bienveillance. 
Et pour toi tout pareil.

Je veux vivre l’amour avec un grand A. Qui se travaille et se construit avec le temps. 

Je veux nourrir nos sensibilités et comprendre ce qui nous anime individuellement pour nourrir notre couple. 

Je veux m’abreuver de nos savoirs et partager nos connaissances. 
Je veux que ces leçons nous soient utiles ensemble ou individuellement.

Je veux m’instruire. 
Je veux t’instruire. 
Je veux nous instruire. 

Je veux apprendre. 
De toi. 
De moi. 
De nous. 
D’ailleurs. 

Je veux créer une bulle d’amour, ensemble, avec moi-même, et toi, avec toi-même , dans laquelle nous pouvons nous réfugier quand notre quotidien, ensemble ou séparément, nous bouscule. 

Je veux vivre cette expérience de l’amour avec toi. 
Mais aussi sans toi. 

Je veux respecter la personne que tu étais, que tu es et que tu seras.
Je veux que tu respectes la personne que j’étais, que je suis et que je serai.

Je veux que nous soyons vulnérable ensemble et chacun de notre côté.

Je veux que notre couple chérisse son innocence. 
Je veux pouvoir être innocente avec et sans toi. 
Et que tu le sois également de ton côté et avec moi.

Je veux basculer dans l’inconnu avec et sans toi.

Je veux vibrer au son de ta voix. 
Je veux m’enivrer de ton odeur. 
Je veux boire ton souffle à tes lèvres. 
Je veux me blottir contre ton corps pour partager un peu de chaleur. 
Je veux que ces désirs soient partagés.

Je veux sentir nos corps qui se cherchent et s’attirent. 
Nos corps qui se désirent. 

Je veux créer de la magie entre toi et moi et la partager avec le monde qui nous entoure car le bonheur inspire. 

Je veux créer ma magie. Que tu crées la tienne.

Je veux être heureuse avec toi.
Heureuse sans toi.
Quand tu es là.
Quand tu n’es pas là.

Je veux respirer avec toi et que chacun puisse respirer de son côté. 

Je veux des silences.
Face à Face.
Et loin de l’autre. 

Je veux de la distance.
Je veux de la proximité.

Des mots qui ne disent rien.
Des mots qui disent tout. 

Je veux qu’on se laisse l’espace d’exister en dehors de notre couple. En dehors de l’autre. 
Je veux qu’on se laisse de l’espace dans notre couple.

Je veux créer notre propre équilibre.
Notre propre dynamique. 
Faire valser les cadres et les formats dictés par ceux qui ne sont pas nous. 

Je veux que nos chemins se croisent et se décroisent. Que nos passions personnelles soient la nourriture de ce qui nous unit. 
Le lien entre nos vibrations respectives. 

Je veux qu’on se donne l’opportunité de créer du temps et de l’espace entre nous tout en sachant qu’on se retrouvera pour partager nos vécus et expériences loin de l’autre.

Je veux qu’on se donne le temps d’apprendre à se connaitre. 
Je veux que tu te donnes l’espace et le temps d’apprendre et de continuer à te connaitre, avec et sans moi.
Je veux me donner l’espace et le temps d’apprendre et de continuer à me connaitre, avec et sans toi.

Je veux qu’on nourrisse le mystère qui nous lie.
Le mystère en chacun de nous. 

Je veux que chacun trouve sa place dans la dynamique de couple qui nous convient. 

Je veux que le temps soit notre allié.
Qu’on le chérisse.
Qu’on le prenne.
Et que rien ne soit précipité. 

Je veux de l’ancrage.
De nous.
De toi.
De moi. 

Je veux l’amour inconditionnel. 
Dans le respect. 
En limitant nos attentes. Nos demandes. 
Sans présomption. 
À l’écoute de l’autre. 
En exprimant nos besoins.
Nos envies.
Nos émotions. 

Je veux que nous soyons deux arbres robustes. 
Individuels. 
Droits. 
Fiers. 
Côte à côte. 
Chacun ses racines.
Ses bagages.
Ses casseroles.
Son passé.
Son vécu. 
Vivant le moment présent.
En avançant tous les deux dans la même direction. 
Tout en continuant à tracer chacun son propre chemin. 
Et ensemble, notre propre chemin.

Je veux t’aimer.
Et que tu m’aimes en retour.

Je veux que nous soyons deux dans notre solitude. 

PLEASURE

PLEASURE

Elle voulait voir l’océan.
Entendre les cris des mouettes.
Respirer l’iode.
Marcher pieds nus sur la plage.
Glisser ses orteils dans le sable chaud.
Ramasser des coquillages.
Faire voler sa longue crinière en courant comme une enfant.
Piloter un cerf-volant.
Faire la sieste dans les dunes.
Blottie contre son corps. Entourée de ses beaux bras.
Puis grimper les collines de son enfance.
Goûter aux mets sucrés de la région.
Se balader sur les bords de mer.
Prendre la poudre d’escampette.
Sur les petites routes de campagnes.
Pour errer sans trop même connaitre sa destination finale.
S’arrêter quelque part.
Lorsque le soleil tire sa révérence pour laisser place à la nuit noire.
Et recommencer le lendemain.
Et le surlendemain.
Pour toutes les prochaines années.
Et celles en devenir.

Il voulait la voir sourire.
La faire rire.
Jusqu’aux éclats.
Lui tendre le monde.
Lui offrir tout l’amour et le bonheur qu’elle mérite.
Pour la remercier d’être tout simplement Elle.
Naturelle.
Rayonnante.
Belle.
Et inspirante.
Joueuse.
Et joyeuse.
Tendrement coquine.
Féline.
Toujours aussi câline.

Il la suivait du regard.
La dévorait des yeux.
Depuis le premier jour.
Elle n’était que beauté et volupté.
Elle l’avait complètement fait craquer.
Comme envoûté devant tant de pureté.

Elle était son plaisir.
Sa joie.
Sa bonne humeur.
Son bonheur.

Plaisir de ses yeux si bleus.
Plaisir de sa bouche si fine.
Plaisir du timbre de sa voix.
Plaisir de l’embrasser.
De croquer dans ce fruit tropical.
De goûter ses saveurs exotiques.
Plaisir de l’aimer.
Plaisir de voyager à ses côtés.
Plaisirs de l’accompagner tout l’été.
Et plus encore.

Elle partage avec lui tous ces petits plaisirs de la vie.
Tels que celui de s’éloigner du connu pour découvrir l’inconnu.
Avec elle comme premier visage qu’il regarde chaque matin s’illuminer face à la nouveauté.
La contempler évoluer au jour le jour.
L’observer danser sur cette terre.

Quel plaisir que d’avoir rencontré cette lumière.

#TRAVEL #SUMMER2016

LOVE

LOVE

Quand ce petit bout de femme que je porte fort dans mon coeur me demande de parler à mon ami l’univers pour que sa Granny aille mieux. J’en ai les larmes aux yeux.
Je lui promets une belle histoire.
De lui écrire.
D’essayer de trouver les mots justes pour cette amoureuse de lettres.

Se réveiller à l’aube. Quand toute la maisonnée est encore plongée dans les bras de Morphée. Vêtue d’une tenue légère. Quelques pas maladroits. Je fais lentement glisser la porte coulissante. Mes jambes, encore tremblantes, après une courte nuit de sommeil, me portent jusqu’au bord de la piscine. Je m’étire comme un chat. Les bras tendus vers le ciel. Je m’assieds les pieds dans l’eau. Face aux montagnes. Observant les petits oiseaux qui s’abreuvent de l’eau salée de la piscine. Profiter du temps. Du calme. De l’instant présent. Observer la nature en plein éveil. Comprendre leurs rituels. Respirer depuis la racine. Et être là. Être. Juste être. Bercée par la douce lumière du petit matin.

Quelques minutes avant de me faire filmer. Je lui dis que je suis stressée. Elle me prend par la main et me fait courir dans le champs. Cheveux au vent. Elle pose sa main gauche sur son coeur et la droite sur son plexus solaire. Elle m’invite à faire de même. On entame le chant de ce mantra. On secoue les bras. On respire à pleins poumons. Je me mets à hurler. Pour me débarrasser de cette boule d’anxiété. Libérer ma voix. Elle éclate de rire. Pliée en deux. Le rire peut toujours tout guérir.

Elle me demande si elle peut me faire part de son intuition. Elle me rappelle que mon corps ne libère que mes émotions. Petite piqure de rappel que le retour de cette infection. Plonge-toi. Oublie ta tête. Concentre toi sur ton corps. Tes sensations. Introspection.

Il est sept heures du matin. Je descends d’un pas de plume les escaliers. Me sers deux grands verres d’eau bien glacée. Me prépare quelques morceaux de melon et un pamplemousse frais, laissé sciemment au frigo la veille. Déguste ce petit déjeuner sucré les pieds gigotant dans l’eau. Marmonnant les paroles de la douce mélodie qui coule dans mes oreilles. Cours comme une enfant vers la prairie. Et libère mon corps encore chargé de sommeil en dansant ecstatiquement. Je manque de me tordre une cheville à chaque pas sauté dans les trous du terrain vallonné. Je ris de bon coeur. Le soleil tape déjà fort. Je sens la brise légère sur mon corps dénudé.

Retrouver ma Corse adorée. J’ai l’impression d’être Marcel Pagnol qui rejoint ses collines. Faire la route avec Daniel, passionné de montagnes. Entre Bastia et Lumio. Avant de rejoindre Calvi. On se comprend. On se sourit. On se raconte nos plus belles randonnées. Les Pyrénées. Les Alpes. Les hauts chemins de Corse. Le Népal. Il me fait rêver en me parlant du Ladakh. Je lui raconte mon passé de parachutiste amateur. Les montagnes vues de là-haut. Il rêve de grimper les volcans en Indonésie. Je lui parle de Bali. Sa compagne Danielle nous écoute avec passion. Qu’il est bon de rencontrer des inconnus juste en levant le pouce. Toute la beauté du monde est à mes côtés. Il parait que j’ai de la chance. J’espère toujours plus la provoquer.

Audrey me prend entre l’île Rousse et la route de la pinède à Calvi. Elle me parle de ses touts-petits qui ont bien grandi. De son mari déposé à l’aéroport. De juillet sur l’île. De son voyage de noce à Bali. Tout me rappelle cette île. Elle s’occupe des minis. Professeur de leurs vies. Des éponges de nos gestes et émotions. De sa belle-famille qui l’accueille ici depuis plus de 20 ans. Je bénis ces rencontres passagères. Ces sourires sur nos visages brunis par le soleil.

Je le rejoins lui. Au camping de la pinède. Je lui fais signe entre les rideaux blancs de la paillote. Après ces longs mois. Il est plongé dans son cours de yoga. Il m’aperçoit et vient me prendre dans ses longs bras. Chaleur balinaise dans mon petit coeur qui n’a plus été serré depuis quelques semaines. Bien-être instantané. Réaliser que je suis exactement là où je dois être. Entourée d’êtres qui ne me veulent que du bien.

Il me conduit jusqu’à son spot préféré. En hauteur. Pour voir la baie. On déguste des tomates cerises, quelques carottes et du caviar d’aubergine. Le soleil nous tire sa révérence. Les montagnes prennent des couleurs chaudes. Sur leurs sols arides. Rocheux. Rocailleux. Du rouge flamboyant au rose poudré. Dame Lune sortant de derrière les montagnes. Elle file comme une flèche pour rejoindre la voie lactée. Elle va bien nous déboussoler. Il n’a encore jamais vu un tel spectacle. On se croirait sur une autre planète. Moi non plus. Le hasard fait bien les choses.

 #TRAVEL #SUMMER2016

BONJOUR AUTOMNE

BONJOUR AUTOMNE

Bonjour Automne,
Toi qui pares la nature de couleurs ocres, chaudes et merveilleuses. Qui rafraîchis l’air et nous obliges à nous emmitoufler dans des matières douces et chaleureuses.
Toi qui raccourcis le jour et nous donnes des envies de cocooning.

Et un soir…
Le vent se lève. Le jour tombe. Les lampadaires s’illuminent. L’air est humide. Le sol se recouvre de toutes ces feuilles aux couleurs jaunies. Les enfants rigolent et sautent dans les flaques d’eau. Les parapluies sont noirs. Les terrasses sont désertées. Les transats et parasols ont disparus. La rentrée est déjà bien loin.
On ressort ses vestes et manteaux bien rangés dans ce placard abandonné durant l’été.
Nos visages perdent de leurs couleurs estivales. Nos peaux se fragilisent. La couette est de nouveau notre meilleure amie.
Un livre au coin du feu. Un chocolat chaud. Des plats réconfortants. Des soirées casanières. Des grandes tablées d’invités.

Je suis une fille des saisons.
J’aime ce parfum dans l’air. J’aime que la nuit tombe tôt. J’aime mon uniforme gros jumper, slim, boots ou mocassins, écharpe de trois kilomètres et veste en cuir. J’aime sentir le froid sur le bout de mon nez. Mes doigts qui se glacent si j’ai oublié mes moufles.
J’aime les soirées fraîches d’automne où nos corps serrés se réchauffent sous les réchauds des terrasses à trois tables. J’aime me coincer sous ma couette et regarder des séries. J’aime me concocter de bons petits plats. J’aime cette mélancolie qui s’installe.

J’ai des envies de nature. De cabanes perdues au milieu des bois où seul le feu de cheminée pourrait nous réchauffer. De grandes forêts aux senteurs de champignons. De couleurs rouges, jaunes, oranges. De nature qui se fait belle juste pour notre plus grand plaisir. Des envies d’hibernation bien avant l’heure. De grands espaces. Et de lac sur lequel se poserait le brouillard le matin.

Bonjour Automne, tu m’avais manqué.

ÉBAUCHES D’UN ÉTÉ

ÉBAUCHES D’UN ÉTÉ

Un été d’écriture. Avec des notes à la main. Certaines réelles. D’autres virtuelles. Quelques mails ébauchés, peaufinés, achevés mais jamais envoyés. En suspens. Peut-être un jour.

Écrire pour exister. Écrire pour extérioriser. Écrire pour garder une trace du passé. Écrire pour sourire lors de souvenirs. Ecrire pour partager.

L’odeur de barbecue sur tes cheveux, ton t-shirt. Les amis. La vie. La tête dans les étoiles avec ce joli quart de lune. Le cœur plein plein plein. Un dimanche soir sur la planète.

Prendre le large. La poudre d’escampette. Sourire tellement fort qu’on inspire le bonheur aux autres d’un coup de baguette magique. Improviser des pas de danse sur les quais. Écrire un peu plus à cette correspondance singulière. 80 pages finalement imprimées répondant au doux nom de « relation épistolaire, relation éphémère ».

Partir voir la mer le jour d’une rencontre singulière. Vouloir que le temps s’arrête. Vivre l’ordinaire dans l’extraordinaire et laisser son instinct parler et ne jamais regretter.
Parcourir des petits sentiers le long des dunes. Se poser là. Hors du temps. Face à la mer. Pour un pique-nique improvisé. Faire la sieste au soleil bien accompagnés. Prendre des couleurs. Se réveiller un peu perdus. Retrouver ses repères. Grimper la colline. Pour reprendre la route. Et se dire que la vie est bien douce.

Respirer l’iode. Le bon air de la mer. Sentir le sel sur ma peau. Regarder l’horizon. Avoir la tête vide et ne plus penser à rien. Juste profiter des rafales de vent qui fouettent nos visages

Laisser en suspens la réalité. Vivre intensément dès le petit-déjeuner. S’arrêter un instant, respirer à pleins poumons et constater encore une fois que le bonheur indécent est bien là, accroché comme un arapède à son rocher.

Veille de Fête nationale. Des verres qui trinquent. Un agréable happy hour. Le marathon de la bière sévit dans la capitale. On grimpe sur une bicyclette trop petite. Je pédale. Elle me chatouille, me pince et me fait sursauter depuis le porte-bagage. Elle nous quitte demain. J’en profite encore un peu. Une dernière fois. Clink clink retentit à l’infini cette sonnette au milieu de tout ce monde. Laissez passer. On rit. On s’émerveille devant la foire. Le bal populaire bat son plein sur la place la plus authentique de la belle Bruxelles. Le croiser lui dès l’arrivée. Se confier à des inconnus. Faire connaissance. Tenter de me rappeler d’où je le connais. S’enivrer pour se laisser complètement dériver. Retrouver, par hasard, au milieu de la foule, ceux que nous n’avions même pas essayé de chercher et continuer ensemble cette si belle soirée. Danser n’importe comment. Se sentir léger en chantant. Sautiller comme une enfant en les apercevant. Serrer fort fort fort cet ami qui a chaque fois me donne le câlin dont j’ai besoin. Faire des plans diaboliques. Discuter. Charmer. Rire beaucoup trop fort. Et le croiser encore. 3h du matin. Crier pour lâcher prise. Se dire qu’on dormira quand on sera mort. Profiter encore un peu d’une douce nuit d’été. Enjamber sa bicyclette. Se tromper de sens. Tous les chemins mènent à mon lit. Et encore à lui. L’univers veut sûrement me narguer. Des petits yeux pleins de souvenirs. Et se dire que c’est con toutes ces barrières qu’on se met dans la vie. Un lundi soir sur la planète.

Je rêve de bleu de bleu de bleu. De partir vers le Sud. Prendre la route entre amis, entre amants. Faire la rencontre de nouvelles âmes au gré du vent. De grandes tablées au petit-déjeuner. De baguettes grillées saupoudrées de Nesquick et de grands cafés fumants. De plonger dans un lagon bleu de grand matin. D’une piscine, d’amis et d’anecdotes de vie. De journées de marche, plus haut, toujours plus haut. De marchés matinaux. D’abricots. De cerises. De terrines de marcassin. De barbecues spontanés avec les rencontres fortuites au village du coin. D’apéros sans fin sous les étoiles. De nuits passées dehors. De sommeil profond dans une chambre noire. De maison au milieu de nulle part. D’être bercée par le murmure des sapins, par les rires des copains. Je rêve de légèreté, de spontanéité et de profiter de ce bel été.

Les beaux jours d’été sont bien installés. On passe de belles journées dans cette maison, perdue dans les collines. Le soleil s’incline doucement. Cela sent la fin d’une belle journée. Les volets sont encore fermés pour conserver un peu plus de fraicheur derrière les grosses pierres encore chaudes. On coupe de belles rondelles de saucisson et quelques cubes de fromages pour l’apéritif. On débouche la petite bouteille de blanc tout juste sortie du frigidaire. Une jolie tablée est dressée à l’ombre des pins. Les amis sont rassemblés. Les anecdotes fusent. Les verres se choquent. Les rires s’envolent vers le ciel.Plus tard dans la soirée, la peau dorée, encore fiévreuse d’une journée passée sous la canicule, dégage une douce odeur estivale indescriptible. Les jambes sont nues. Dévoilées aux yeux de tous. Un seul bout de coton protège notre petit corps moite. Au fil des heures, la soirée passe. Le vent se lève. Les feuilles des arbres se mettent à danser. La brise est légère. Les poils des bras s’hérissent. On profite de ce souffle frais et régulier. On hésite, l’espace d’un instant, à se lever pour saisir ce chandail encore bien rangé dans la valise. On persiste à trainer un peu plus dans nos habits d’été. Quelques frissons nous parcourent le corps. La limite est atteinte. On enfile son gros pull. On se love dans cette petite laine, ce vêtement confortable et réconfortant. La peau et nos muscles crispés par ce semblant de froid se détendent. Ce pull-over vient nous réchauffer le corps tout entier tandis que le vent s’engouffre encore sous la table, et glisse sur nos jambes dévêtues. Porter un gros pull avec un short les soirs d’été.

Les premiers rayons de soleil caressent mon visage. Le ciel est bleu bleu bleu. La journée s’annonce douce et divine. S’étirer comme un chat. Se laisser glisser vers la cuisine et prendre le temps. Le temps de ne rien faire. Siroter son jus d’orange pressé sur l’herbe encore humide par la rosée matinale. Écouter les moineaux. S’allonger. Observer. Profiter. D’un dimanche d’été. Partir avec The Fall en live dans les oreilles. Trainer son corps sous la chaleur. Un après-midi électronique à s’enivrer. De tout. De rien. Des gens qui nous entourent. Penser à lui l’espace d’un instant en croisant l’autre. Rire. Sourire devant tous ces petits plaisirs. La musique. Le temps suspendu. Le rythme dans la peau. Projeter l’évasion. L’écouter parler de sa prochaine fuite. Tout quitter. Tout lâcher. Des plans sur la comète pour les uns. Une réalité pour les autres. La retrouver elle, des papillons dans le ventre, des étoiles pleins les yeux. Et elle, cette toute nouvelle maman épanouie. Faire la connaissance avec sa petite merveille de la nature. Photographier la foule. L’instantané. Le léger. Pour après, s’éloigner. Prendre la route. Regarder défiler la belle Bruxelles sous mes yeux. Et rêver. Se poser là. Particulièrement bien entourée. Et respirer à pleins poumons pour la énième fois devant ce bouquet final. Devant toute la beauté du monde. Avec du vin. Des amis. Des transats. Une musique chill des années 30. Des rencontres. Des confessions. Et réaliser que ces moments-là sont sacrés. Des petites perles d’été. Qu’on aime tout simplement partager.

Les recevoir dans mon chez moi. Se fixer des objectifs sportifs pour la rentrée. Parler avenir. Parler passé. Parler projets. Parler Amour. Parler tout court.

Planifier sur un coup de tête une soirée en bordure de mer pour lui changer les idées. Le croiser. Encore. Cet été dédié au chassé croisé. Sans vraiment chasser. Plutôt croiser.

Faire de si jolies rencontres. Comme si toutes ces personnes se présentant sur mon chemin étaient plus belles les unes que les autres. Saisir cette chance. S’ouvrir un peu plus. Laisser de côté toute forme de timidité. De doutes. De méfiance.

Partager de manière spontanée quelques verres sur une terrasse un après-midi farniente. Retrouver ce naturel, ces sourires, ces résonances, cette légèreté. Se surprendre à en vouloir plus encore.

Profiter du petit balcon et des derniers rayons pour refaire le monde. Rattraper les années. Ragoter.

Dévorer une petite centaine de pages de bonheur. Ce livre que j’attendais depuis la première fois qu’il l’avait évoqué. Ces petits plaisirs de la vie. Ces bonheurs du quotidien.
Ne lire que des livres qui font écho. Qui résonnent.

Sur le départ. Les paysages défilent sous un soleil qui s’incline. Le train file et ce sentiment de bien être qui ne m’a plus quitté est toujours bien installé. Toute petite dans ce No Man’s Land. J’ai l’impression d’avoir 4 ans et d’être à Disneyland en découvrant le nouveau terminal. Les vacanciers aoûtiens prennent la poudre d’escampette pour le Quinze. Où s’échappent-ils ? Où s’évadent-t-ils ? Un jeune homme, muni d’une rose d’un rouge vif, embrasse passionnément celle qu’il n’a pas dû voir pendant un certain temps. Une petite fille tire sa valise Hello Kitty pendant que sa mère essaie tant bien que mal de lui refaire sa queue de cheval. Une vacancière à la tenue légère fait tomber ses affaires personnelles en remontant sa bretelle sur son épaule dénudée. Les peaux des uns sont dorées. Celles des autres brûlées. Des corps moites déambulent le long de ces couloirs interminables pour rejoindre peut être des destinations exotiques. Papiers, laptop, liquide ? Tout semble si bien rodé. Aucune place pour la spontanéité.
J’ai tellement de souvenirs dans ces allées. Des humeurs déséquilibrées. Beaucoup de joie. Un peu de peine. Souvent pour voyager. Quelques fois pour fuir la réalité.
Mais aujourd’hui, l’été du bonheur indécent, le cœur léger, la bouche en cœur, le visage parsemé de tâches de rousseur, ce No Man’s Land est ma maison. Juste pour une courte transition. Afin de rejoindre encore plus de gaieté, plus d’amitié et toujours plus de petits plaisirs légers. Holà Barcelona !

Se réveiller en sursaut, sous les coups de canon. Ce bruit sourd et lourd annonçant les réjouissances du quartier. Réaliser que la révolution catalane n’est pas en marche. Que Gràcia est en fête. L’orage qui gronde annonce une journée moite et pesante. Le corps encore engourdi, peu prêt à émerger de son lit. Poser ses yeux à moitié endormis sur des pages, sur la maintenance d’une motocyclette, sur les fantômes de nos souvenirs, sur la beauté des choses. Pendant qu’il presse les oranges du matin, j’abandonne sa garçonnière sous les toits à la recherche d’un encas. Je vague sur le petit trottoir, je divague. Je croise cet homme claudiquant sous le poids des années. Buenos dias, dos croissants por favor ! en baragouinant à la boulangère les quelques mots d’espagnols qui voltigent dans ma mémoire. Je communique avec les mains. Je souris à ce matin, à cette ville familière, toujours apprivoisée. Je porte ce sachet de croissants encore tièdes et me faufile dans la ruelle, si calme, si paisible. Le ciel est bas, le ciel est triste. Je n’avais jamais vu Barcelone sous la grisaille.
Je rêve d’une pluie diluvienne sur ces tuiles brûlantes. Une tempête estivale rafraîchissant l’air ambiant. On finit par s’échapper. Déambuler. Se traîner. J’observe ses habitudes. Quelques sous pour un El Pais qu’il tiendra sous le bras avant de filer prendre son train. Les rues sont bondées. Décorées.
Je peux te laisser ? Tu vas te repérer ? Oui, la mer est là-bas. Ce sens de l’orientation inné même quand on me tournoie de tous les côtés.
Je déguste mes deux parfums glacés préférés. Café et menthe chocolatée. Quelques instantanés dans le boîtier d’une journée qui est devenue ensoleillée. Mais le vent ne tarde pourtant pas à se lever.
Le retrouver pour déjeuner sur sa petite terrasse encore plus près du ciel. Sous une brise légère. Le tonnerre qui s’éveille. Écrire ces mots en regardant les gouttes tomber. Sous une chaleur stagnante. Confortablement posée sur ce canapé.

À l’entrée de l’immeuble, se trouve l’appartement de cette adorable petite femme. Elle doit bien avoir 80 ans. Elle porte aujourd’hui une robe bleue avec des pois blancs. Ce bleu azur me fait sourire. On peut lire toute la vie de ce petit bout de femme dans son regard. Elle sourit avec les yeux et passe des heures, accoudée à sa fenêtre, à dire Buenos dias à tous les passants. Elle m’a déjà, à deux reprises, entourée la paume de ses mains pour me saluer. Cela me fait chaud au cœur. Tellement d’amour et de bienveillance dans un si petit geste.

Dans ce lieu qui nous est cher, je leur explique mes aventures ces dernières semaines. Les rencontres. Ce besoin viscéral de Partager. De Donner. D’Aimer. Mon cœur que je couche sur le papier. Ce cœur que j’expose sur les réseaux. Pourquoi ce besoin ? Elle me répond Tu as toujours extérioriser ce que tu ressens. Tu passes du rire aux larmes en un instant. C’est ta thérapie à toi.

Ma sensibilité. Mon moi. Pour toi. Juste toi. Toujours toi. Comme cette dédicace dans cette petite partie de moi publiée dès le lever du soleil demain matin.

Danser sous les étoiles. Planer sous un son électronique. Nuit blanche enivrée. Sortir aux petites heures, dès l’aube pour acheter cette carte postale. Espérer qu’elle sera créatrice d’un nouveau sourire. Comme celui que j’arbore en écrivant ses lignes.

Me perdre sous la chaleur. Réaliser que l’ailleurs n’est pas nécessaire actuellement. Être loin mais vouloir rester ancrée. Revenir aux sources. Se fixer quelques temps. Créer. Pour toujours en revenir au partage.

Les rejoindre dans mon village d’enfance. Cette partie de la ville où la plupart ne vont pas. Trop familial. Trop excentré. À l’autre bout du monde. Le temps d’un apéro. Revoir ces têtes tant aimées. Courir après le temps. Passer encore une de ces magnifiques soirées. Estivale. Légère. Familière. Profiter d’un bain de foule. D’un bain de soleil. Et terminer attablés dans ce tram réaffecté.

Attendre la naissance de son filleul avec impatience. Attendre la naissance de son livre avec impatience. Vivre des journées dans l’émotion. Dans l’excitation. Craquer littéralement devant ses petits pieds fripés. Craquer littéralement devant le Graal publié.

Profiter du ciel. De l’euphorie. De la musique qui résonne en moi. Danser. Chanter. S’enivrer. Regarder le ciel se couvrir et le soleil se coucher.

Il me dit tout bas Il parle en bien de toi.

Parler de mes écrits. Parler d’un livre. Tu l’écriras, j’en suis sur. Il finira par sortir de toi.

La voir sourire après tout ce temps. Le visage rayonnant. La mine radieuse. L’été lui va bien. Elle refleurit. Elle reprend vie.

Lui écrire. Continue à la croquer cette vie. C’est en tout cas chez toi, ce qui m’a séduit.

Humer l’air frais au petit matin. Se nourrir de smoothies, de fruits et d’eau fraiche. Vivre d’autres journées sous la chaleur. Et n’attendre l’automne que pour regarder des films à travers la lumière du projecteur.

L’été ne s’achèvera jamais. Cet été spontané. Fait d’opportunités qu’on saisit à deux mains. Les bras tendus vers l’infini.

Peut-on tomber amoureux d’un été ? Sachant qu’il est éphémère. Tout comme l’Amour. J’ai tout de même décidé de le qualifier de plus bel été.

RÉFLEXION À COEUR OUVERT

RÉFLEXION À COEUR OUVERT

Ne vous êtes vous jamais demandés quelle était la prochaine étape de votre vie ? Quel nouveau projet vous voudriez réaliser et définirait un petit peu plus ce que vous êtes.
Ce moment de votre vie où vous vous trouvez à un croisement et que vous ne savez pas quel chemin emprunter pour vous épanouir davantage.
Car lorsque un projet touche à sa fin, vous vous sentez peut-être plus léger mais tellement vide à la fois. Ce vide qui fait peur mais qui présage que tout est possible. Ce vide qui prouve que vous seul avez les cartes en main pour définir votre bonheur. Trouver ce qui vous fera vibrer au quotidien.

Se lever chaque matin et se demander what’s next ? Et sentir cette petite boule d’angoisse, que vous détestez, vous habiter un petit peu plus jour après jour.
Car malgré vos idées, vos envies, votre motivation et tous ces projets que vous touchez du bout des doigts, tout reste à faire et vous vous sentez dépassés.
Cela vous oblige à vous recentrer, à regarder à l’intérieur de vos tripes et à vous poser les bonnes questions sur votre avenir, vos passions, votre entourage, vos rêves et surtout à faire cette fameuse introspection qui vous revient toujours en pleine figure malgré votre lutte acharnée pour ne pas regarder les choses en face, telles qu’elles sont.

Faire partie de ces éternels chercheurs de bonheur. Ce bonheur personnel. Celui qu’on ne voit jamais chez les autres car on désire toujours plus. Plus de projets, plus d’amis, plus de voyages, plus de moments précieux, plus de joie, plus de toutes ces choses ce qui nous passionnent.

Ne jamais vous satisfaire de votre quotidien. Toujours vouloir vivre de nouvelles aventures. Apprendre encore et toujours. Ne pas vous asseoir sur vos acquis. N’être vous que si le risque existe.
Car quand la vie est pépère, sans tumultes, l’ennui vous fait sombrer un peu plus.

Et détester ces moments de doute, ce néant.

Et pourtant ce vaste désert face à vous vous attire. Vous désirez plus que tout l’explorer mais vous n’avez pas les outils nécessaires pour l’emprunter. Et vous n’avez aucune idée de quels outils vous munir pour partir à sa découverte.

Et vous restez là, immobile, face à vos peurs. Vous les regardez droit dans les yeux. Vous leur faites face. Vous ne vous cachez pas mais vous êtes coincés. Et vous attendez. Vous ne savez pas quoi, mais vous attendez. Un miracle, un coup de pouce, une frappe dans le dos ou un coup de pied au cul pour vous faire avancer, peut-être.
Et pourtant, vous êtes le seul maître à bord. Les autres ne vous aideront pas. Vous seul pouvez changer les choses.

Alors quand viendra l’illumination, posez-vous quelques minutes et souriez.
Un sourire juste pour vous, que personne ne verra. Car ce sourire sera destiné à votre for intérieur. Pour le remercier de vous avoir enfin donner la solution.

Un pied devant l’autre et c’est parti pour de nouvelles aventures…

PREMIÈRE DE CORDÉE

PREMIÈRE DE CORDÉE

Une de ces journées où le bonheur nous contient. Tout entier.
Se lever à l’aube. Même plus tôt que l’aube. Aux aurores. Bien avant le chant des coqs. Écouter la pluie tomber. Sous les toits. Petits plaisirs de ma longue liste. C’est une chose commune par ici. Le ciel qui déverse ses grosses larmes sur la face du monde. S’imaginer là haut sur la montagne. Trempée de la tête aux pieds. Et partir quand même. À l’aventure.
Ce sont les meilleures. Les histoires à raconter à nos petits-enfants. Quand on sera plus grand. Celles qui ne sont pas parfaites. Celles qui nous marquent. Avec des anecdotes. De l’imprévu. Et des sourires béats malgré les tracas.
Une longue route. Les yeux à moitiés collés. Voir défiler les lumières. Et s’arrêter là. Où tout peut commencer.
Entamer cette marche. Reprendre ses repères. Comme avant. Tel un bouquetin sur ses collines. Sur ce chemin rocailleux. Penser à lui et ses montagnes. Mener la danse. Indiquer le chemin. Être la première de cordée. S’énerver un peu. De peur de rater le lever. À cause d’une histoire de rien du tout. Et réaliser que c’était moi avant. Cette asthmatique au pas trop lent. À bout de souffle. Dernière du rang. C’était il y a pourtant si longtemps. Je devrais travailler davantage ma patience. Ne pas m’énerver pour des broutilles. On reste en groupe. On est solidaire. M’interroger sur mon égoïsme éphémère.
Je guide les troupes. Plus vite que les guides. Un pas devant l’autre. Me sentir vivante. Sous tout ce vent. Ballotée en arrière et en avant. Respirer à pleins poumons comme chaque jour jusque là. Mille et une pensées à la seconde. Réaliser que le dépassement de soi est inévitable. Besoin de me prouver mille choses. Comme ce semi-marathon qui était trop facile. Être capable de tout faire. Vouloir ou pouvoir être la meilleure. Se souvenir d’une discussion sur la question. Et sourire bêtement. Tout me renvoie toujours à ces écrits-là.
Arriver au cratère. Vouloir voir le sommet. Les nuages nous empêchent de contempler la beauté du monde. Et perdre mon regard vers l’horizon. S’exclamer quand le ciel se dégage. Quand les nuages laissent place à la clarté. Crier pour que même les esprits nous entendent. Mais aussi les fantômes du passé. Comme une revanche sur la vie.
Grimper encore un petit peu. Les pieds enfouis dans le sable noir. Les chaussures alourdies par la poussière des roches volcaniques. Ne pas se laisser emporter par les rafales. Se tenir droite. Fière. Défiant le vent de me bousculer un peu plus encore. Prendre la pose sous les nuages. La tête embuée. Mont Batur, quelle épopée.
Affamée. Dévorer ce sandwich aux bananes chaudes écrasées. Se réchauffer avec une tasse de thé au lait. Et la cerise sur la montagne. Cet œuf dur. J’essaie de l’écraser sur ma tête. Oui oui, ma tête. Mon front. Ma caboche toute dure. En vain. Sur la roche. En vain. Je l’explose avec l’aide de mon pouce au creux de ma main. Une purée délicieuse. Léchant mes doigts encrassés comme une enfant. Et frottant ma paume sur un k-way bien trop imbibé.
Filmer. Encore filmer. Des heures de rush après seulement deux petites semaines. Il faudra confier tout ça entre les mains d’un passionné.
S’imaginer sur le Mont Rinjani. Un trek de trois jours. À planifier dans la foulée. Et redescendre.
Rire face à la course de Mani, notre guide. Roulant ses pas sur le sable. Courant avec toute son éternelle jeunesse. Du haut de ses 17 ans. Ecouter son histoire. Sa vie. Descendre de notre rocher. Au plus haut poing levé. 11 mois qu’elle est guide. Presque tous les matins qu’elle gravite sur cette grosse pierre. Elle respire la joie de vivre. La simplicité. L’amour de son prochain. Elle me donne envie de lui faire un gros câlin.
À travers les plaines. Les cultures. Les poussins. Les jeunes qui chaque matin grimpent des monts et montagnes. À la cueillette de jolies fleurs. Et de merveilles. Pour leurs aimées.
Il est seulement 8h du matin. La journée peut enfin commencer.

#baliventure

LA DÉLIVRANCE

LA DÉLIVRANCE

Laissez-moi vous raconter une histoire.
Celle d’un moment hors du temps.
Qui restera ancré dans vos mémoires.

Installez vous confortablement.
Coupez-vous du monde l’espace d’un court instant.

J’aimerais vous prendre par la main et vous emmener dans un pays lointain.
Vous n’aurez que mes mots et votre imagination pour vous sentir plus proche d’ici bas.
Ici là-bas.
Ou peut-être êtes-vous sensible au timbre de voix ?

Je pourrais vous la conter de vive voix cette histoire. Mais vous n’auriez pas la mélodie nécessaire à votre évasion.
Car cette musique. Cette musique. Ô cette musique.
Elle est imprégnée dans mes tripes tant elle m’habite.

Vous devriez pouvoir vivre vos émotions.
À travers elle.
Les sentir.
Les ressentir.
Battre dans votre coeur.
Au rythme de la mélodie.
Comme des papillons qui virevoltent dans votre for intérieur.
En symbiose.
En harmonie.
Laissez-vous envahir par la puissance de ses notes.
La magie de ses résonances.
Laissez-vous porter au-delà de tout ce que vous connaissez.

Vous êtes prêt ?

Connaissez-vous cette sensation ?
Celle d’un bonheur immense.
Si intense.
Lorsque la joie vous frappe de plein fouet.
En plein coeur.
Les émotions sont tellement violentes qu’elles vous submergent.
Vous vous sentez vivre. Vous vous sentez aimé.
Du plus profond de votre être.
Des larmes, de joie, prennent place dans vos yeux et les font briller.
Ils ont vécu ces yeux-là.
Ils sont chargés d’un passé.
Mais là où vous vous trouvez aujourd’hui.
En train de vivre cette aventure singulière. Si particulière.
Vous réalisez que tout ce que vous avez vécu jusque là, a permis de vous emmener Ici.
Aujourd’hui.
En ce point précis.
Maintenant.
Et pas dans cent ans.

Car tous vos vécus.
Vos expériences.
Vos coups durs et vos moments de doutes étaient nécessaires.
Inévitables.
Prévus peut-être.
Il n’y a pas de hasard dans la vie. Seulement des opportunités.

Imaginez-vous.
Seul sur votre motocyclette.
La route comme seule alliée.
Il fait chaud.
Lourd.
Humide.
Le soleil embellit le monde.
Les enfants marchent en rang sur les trottoirs.
Leurs rires s’élèvent vers le ciel.
Ils vous saluent.
Vous sourient.
Comme si vous étiez la personne qu’ils chérissent le plus dans leur vie.
Leurs sourires innocents. Tellement vifs. Emplis de joie.
Ils vous renvoient à votre enfance.
À vos souvenirs heureux.

Une brise légère vous caresse la nuque. Vous fait frissonner de l’intérieur.
Vous avez un peu peur de prendre de la vitesse car vous êtes encore en phase d’apprentissage.
De cette vie à deux roues.
Celle dont vous rêviez au travers de votre petite lucarne télévisée.

Vous traversez ce morceau d’existence avec cette musique beaucoup trop forte dans les oreilles.
Vous ne savez pas trop où vous allez mais vous faites confiance à votre sens de l’orientation peut-être inné.
Vous tracez votre chemin à la recherche d’évasion.
De dépaysement.
D’immensité.
Vous prenez de l’assurance et accélérez petit à petit.

La vitesse.
Vous.
Face à l’infini.

Les paysages défilent.
Vous ne faites plus qu’un avec votre bécane.

Et là,
De virages en virages.
Entre les bananiers et les cocotiers.
À l’ombre de cette forêt mystérieuse.
Vous voyez au loin la route se dégager.
Vous sentez l’appel des grandes plaines.
L’odeur du bois brulé envahit vos sens.
Les klaxons lointains résonnent encore dans vos oreilles.
Mais cette beauté soudaine à la lisière de cette jungle urbaine vous plonge dans un monde où le bruit ambiant ne vous atteint plus.

Et puis,
Après cette montée abrupte.
La main droite crispée sur l’accélérateur.
Vous imaginez la libération.
Tout là-haut.
Sur la colline.
Juste un dernier effort.
Vous y êtes presque.
Votre moto ne va pas vous lâcher.
Elle peine à l’escalader cette montagne mais la récompense est si proche.

Quand enfin,
Les ombres laissent place à ces étendues magnifiques.
Des rizières d’un vert émeraude.
De tous les côtés.
Baignées de soleil.
Balayées par l’alizé.
Encore alourdies par les quelques gouttes de rosée matinale.
Quelques oiseaux virevoltent dans le ciel.
Pas l’ombre d’un orage à l’horizon. Ni même d’un nuage.

Cette délivrance, vous la sentez.
Vous la vivez en cet instant.
Celle où tous vos muscles soudainement se détendent.
Celle qui vous fait remuer légèrement les épaules pour vous relaxer.
Respirer à pleins poumons l’air vous frappant violemment le visage.
Et être pleinement conscient de toute la magie du moment présent.
Ces grandes bouffées d’oxygène.
Vous vous sentez envahi de toutes parts.
Par cette vivacité.
Cette énergie vivante qui circule dans vos veines.
Bien au-delà de vos tripes.
Au plus profond de votre être.
Ces campagnes sans fin qui s’offrent à vous.
Vous les vivez de l’intérieur.
Elles vous nourrissent.
Vous abreuvent.
Vous vous sentez vivre.
Exister.
Être bien vivant.
Assoiffé de liberté.
C’est plus qu’une sensation.
C’est bien réel.
Vos pieds ne sont peut-être pas ancrés dans le sol.
Mais vous appartenez à ces terres.
C’est votre destinée d’être ici.
Maintenant.
Aujourd’hui.
Quelle richesse de pouvoir profiter de ces magnifiques perles de vie.
Ces instantanés.
Parfois si insignifiants.
Ceux qui nourrissent votre existence.
Qui font que demain vous ne serez plus la même personne.

Et enfin,
Avec les oiseaux pour seuls témoins.
Vous sortez ce cri.
Longtemps enfoui dans l’oubli.
Ces mots non prononcés depuis si longtemps.
En pensant à Vous.
En pensant peut-être à Lui.
Ou peut-être à Elle.

Et vous criez « Je t’aime ».

Et ces mots résonnent encore dans leurs oreilles.

#baliventure

BALIVENTURE

BALIVENTURE

Un ciel de coton. Le bitume trempé. Les vagues s’écrasant sur les rochers. Il est l’heure de rentrer.
Je grimpe sur mon bolide. Mets la clé dans le contact. Visse mes écouteurs dans les oreilles. Attache la sangle de mon casque.
Et c’est parti pour 45 minutes de route. 
Entre les gouttes, zigzagant dans les rizières, face aux gros nuages tristes au loin et aux volcans juste derrière.
Je le regarde rincer ses pieds dans la rivière. Il ramasse quelques branches sur le bord de la route. J’accélère. Première à gauche. Le trafic est fluide. Deuxième à droite. Je pénètre dans une petit village. Des dizaines d’enfants vêtus de tenue de judo, ceinturés de jaune, courent pieds nus dans la rue. Le professeur les regarde depuis l’entrée du temple. La route bifurque vers la gauche, et puis la droite. Je passe à travers un nuage de fumée. Encore ces ordures qu’ils feraient mieux de recycler plutôt que de les bruler. Cela sent le plastique flambé. Au loin, leurs chants étouffés. Au-delà, des dizaines de bananiers. La route est toute droite sur quelques centaines de mètres. Toute cabossée. Je fais valser mon scooter entre les nids de poule. Au rythme de cet air tout juste découvert. Je presse le bouton repeat sur Spotify. Une. Deux. Trois fois. Deux pourcents de batterie. Je jette mon regard vers le ciel. Menaçant. Je tourne à droite puis directement à gauche pour me fondre parmi les camions et 4×4 sur cette partie de route à 3 bandes de chaque côté. Des vendeurs de pastèque, de crackers de riz, de papaye et de frisko sur le bas côté. Des échoppes où se pressent les chiens errants, reniflant les odeurs de viandes séchées. Je me faufile entre deux petits camions contenant des centaines de poules. Ca sent les vieilles plumes de poulets mouillés. J’essaie de me rappeler la dernière fois où j’ai pris du plaisir à manger cette bestiole. L’odeur me prend le nez. D’un tour de passe passe, je dépasse les véhicules à l’arrêt et retrouve l’air frais des champs de l’impasse d’à côté. Les feux de signalisations ne fonctionnent plus depuis quelques semaines et clignotent sans cesse sur la route qui me mène au faubourg suivant. C’est la règle de celui qui arrivera à passer le premier. Un joyeux bordel dans cette délicieuse contrée. Il fait vrombir sa vieille vespa toute décolorée qui crache un nuage de fumée noire qui me rentre directement dans les poumons. Je manque de m’étouffer. Avant d’éclater de rire à la vue d’un bébé avec de la crème glacée plein le nez. Mon téléphone m’a lâché. Je me laisse porter par mes pensées. L’imaginer lui ici. Comme passager sur mon bolide. Observant les couleurs. Sentant les odeurs. Se sentir vivant.
Et rêver. Toujours rêver.
Je passe ma vie sur mon scooter. La route, toujours comme seule dépendance.
C’est dingue ce qu’un simple beat, un simple rythme, de simples notes, une musique tout juste découverte, peut créer en moi comme émotion et m’inspirer par la suite à vous le raconter ici.

LITTLE THINGS #3

LITTLE THINGS #3

Se lever du pied droit ce matin malgré la couleur du ciel. S’en aller en chantant. Vouloir interpeller tous les passants en souriant et en les surnommant « mes petits chats ». Taper plus fort que tout sur cette petite balle jaune de grand matin. Retrouver les gestes d’antan.
Tourner les pages du passé et constater que cette passion roadmap rédigée lors d’une déprime bien installée fin de l’an passé s’est totalement réalisée. Que cette fameuse meilleure version de moi est bel et bien ancrée.
Et vouloir encore prendre la plume pour partager ici et là les petits bonheurs du quotidien. Ceux qui font tellement de bien, quand on prend le temps de les savourer.
Octobre m’a fortement gâtée.
Novembre ouvre de nouvelles possibilités.

J’aime

les couleurs de l’automne
regarder virevolter les feuilles au gré du vent. Celles qui se détachent, tourbillonnent et dansent ce ballet automnal dont je suis la seule spectatrice en cet instant
mettre toute ma hargne dans la frappe d’une balle de tennis
passer la ligne d’arrivée d’un semi-marathon sous le soleil
prendre une douche après l’effort
ouvrir une bonne petite bouteille de rouge et savourer chaque gorgée comme si elle était unique.
laisser couler l’eau chaude sur ma nuque, à l’infini
revivre un moment familier avec quelqu’un que j’apprécie
écouter le silence tard la nuit au coeur de la ville
le trop plein d’émotions, les larmes de joie quand un souvenir me frappe en plein coeur
les petits messages qui attendent d’être lus à mon réveil
barrer les tâches les unes après les autres sur une liste qui n’en finit pas
apprécier ne rien faire sans me sentir coupable
manger de la glace, parfum moka, sous la couette, tard dans la nuit, quand il fait froid dehors
être morte de peur face à l’inconnu en sachant que tout va bien se passer (relativiser)
me plonger dans ses yeux noirs
organiser de grands diners
les grandes tablées devant une raclette ou tartiflette
créer de belles histoires dans ma tête quand le sommeil ne vient pas
confronter des idées, des projets, des envies, des folies
me sentir vulnérable face à certaines personnes car je sais pertinemment que pour cette fois, j’ai tort
l’odeur des bougies tout juste soufflées
la mélancolie
aimer même si le sentiment n’est pas partagé
le sentiment d’intense bonheur après avoir réservé un vol
l’inconnu
chanter en yaourt très fort
être incollable au Scrabble
me rendre compte que tout est encore possible quand je pensais le contraire
retrouver un vieil ami et rattraper le temps perdu en un instant, comme si nous ne nous étions jamais quitté
les échos, encore et toujours
l’odeur du bitume tout juste posé
les illuminations de Noël
les éclats des feux d’artifice
redécouvrir de vieilles chansons
finir d’écrire un texte qui me tient à coeur
regarder la lune
les longues balades en forêt en automne
dormir avec la fenêtre ouverte, été comme hiver
qu’un inconnu me sourisse
quand quelqu’un se souvient de ce que je lui avais confié
découvrir de nouveaux artistes
sentir les rayons de soleil sur mon visage en hiver
les transmissions de pensée sans même se les partager
quand l’être aimé pose son nez dans mes cheveux
les premiers flocons de neige au retour de l’hiver
les conversations sans fin
l’odeur de l’océan
les longs trajets en train
et écrire cette liste de petits plaisirs au propre avec une douce lazy/chill playlist (Lazy factory Two sur mon compte Spotify carolineweiler).

LITTLE THINGS #2

LITTLE THINGS #2

Le soleil est au beau fixe. Bruxelles a repris ses couleurs estivales. J’aimerais tellement partager cette belle journée. Parler, parler, parler. Ou juste être allongée sur l’herbe fraichement coupée, au bord d’un lac et sentir une présence à mes côtés. Mais Bruxelles est désertée. Tout le monde est parti explorer d’autres contrées. Alors quand une déception te chagrine et que tu vois au loin partir le bonheur indécent, rien de tel que de poursuivre cette fameuse liste de créateurs de sourire, de petits bonheurs et plaisirs de vie.
Relativiser et se dire que l’été ne fait que commencer. Que les rêves peuvent toujours se réaliser. Et ne pas courir après du vent, car le bonheur est juste là, bien présent. Et cette liberté, de pouvoir tout recommencer ne fait que confirmer qu’à cet instant, tout est encore possible.

J’aime

prendre la route pour m’évader
me poser seule dans un café
improviser un pique-nique une lourde journée d’été
écouter le silence
prendre le temps le matin de préparer un bon petit-déjeuner, surtout si c’est pour le partager
goûter une peau salée
découvrir mes photos argentiques en sortant de chez le développeur
faire découvrir de nouvelles saveurs à quelqu’un
rouler la nuit à l’infini
respirer l’iode, le bon air de la mer
gravir des montagnes et arriver au sommet pour profiter d’une vue à 360°
les douches froides les chaudes journées d’été
la baguette grillée, encore chaude avec du beurre salé et saupoudrée de Nesquick
me faire prendre pour un local dans une ville étrangère
m’inspirer de l’autre
conseiller les touristes à Bruxelles
entendre « je voudrais que le temps s’arrête avec toi »
l’odeur de deux corps chauds l’été
poser mes idées sur le papier
retomber sur de vieux souvenirs
relire mes écrits du passé
observer la foule à mes côtés quand je suis seule dans un café
me prendre des rafales de vent sur le visage
pincer ma lèvre inférieure quand je suis gênée
entendre « je n’ai pas envie que tu partes »
recevoir un message que je n’attendais plus
qu’on me prenne dans les bras par le dos
savoir que quelqu’un a besoin de mes conseils
faire découvrir tout court
sentir cette bonne fatigue après une journée au grand air
mon jus d’orange fraîchement pressé le matin
me réveiller au côté de l’être aimé
me baigner dans la nature
être surprise après avoir été déçue par cette même personne
résoudre un problème qui m’a longtemps cassé la tête
arriver en terre aride et sentir cette chaleur étouffante en posant mes pieds sur le tarmac
partager ma couette avec une amie chère et refaire le monde
les discussions endiablées et les désaccords autour d’un verre
sourire et sentir que peut-être cela rend quelqu’un heureux de me voir sourire
avoir le Weiler smile comme à l’époque
arrêter le temps dans les bras de l’autre
regarder la mer
regarder l’horizon
partager mes petits plaisirs
avoir la tête vide et ne plus penser à rien
toucher du bout des doigts le bonheur indécent
me faire masser
arriver à ne pas me retourner quand un homme me regarde partir
lire dans l’autre
déceler les émotions dans le regard des gens
pleurer pour me soulager
me laisser vivre
sautiller comme une enfant lors d’un moment de joie intense
me raconter des histoires
sentir le sel sur ma peau
partir en road-trip et raconter nos vies
observer la magie d’un moment hors du temps, figé
m’arrêter un instant et contempler ce qui m’entoure
qu’on m’entoure le visage de deux paumes légèrement chaudes
les baisers volés
les rencontres
apprendre à connaître une nouvelle personne
apprivoiser l’autre
voir le sourire de mes parents quand je passe le pas de leur porte
croiser un proche à l’étranger par hasard
être déstabilisée
recevoir des mots doux
partager
les belles opportunités
sortir de ma zone de confort
être taquinée
voir des étoiles dans les yeux de l’autre

et par dessus tout, être comme hier soir, attablée seule à la terrasse d’un café, être abordée par un inconnu juste intrigué par le fait qu’une fille seule couche sur le papier des pensées, des idées et commencer à discuter des petits plaisirs de la vie. Et juste inspirer l’autre.

Take care

LITTLE THINGS #1

LITTLE THINGS #1

Par une soirée d’orage – un de mes moments préférés sur terre, encore plus quand il gronde en montagne – j’ai eu envie de faire une liste des petites choses qui me font sourire, vibrer, et bien plus encore. Parce que la vie c’est ça, une succession de petits plaisirs qui ne valent pas un sous, faits de rencontres, d’instants éphémères, de nouvelles saisons et de frissons du quotidien.

Alors voici une petite liste non exhaustive de créateurs de sourire, partant dans tous les sens à déguster avec six nouvelles pistes musicales. N’hésitez pas à rajouter les vôtres en commentaire.
Bon dimanche !

J’aime

le bruit des feuilles battues par le vent
l’odeur de la pluie en été
le crissement de la neige sous mes pas
enfoncer mes doigts de pied dans le sable
me lécher les doigts quand c’est trop bon
boire une sauce trop bonne à la petite cuillère
l’odeur d’un livre neuf
marcher pied nus dans l’herbe
se lever tôt, sans faire d’effort et profiter du calme avant la tempête
le grondement de l’orage
écouter de la bonne musique en voiture, surtout en mode road trip
me lover dans des draps propres
l’odeur du linge fraîchement nettoyé au savon de Marseille
savourer un bon verre de vin sur une terrasse au soleil avec une petite planchette de charcuterie et fromages
Rire aux larmes et ne plus pouvoir m’arrêter
le sentiment de satisfaction et de bien être après avoir terminé une tâche ennuyante (administrative, financière, ménage, …)
M’allonger sur l’herbe ou sur le sable et regarder les nuages ou les étoiles
écouter le bruit des vagues
regarder l’infini de l’océan
être installée confortablement chez moi les jours de pluie
écouter la pluie tomber sous les toits
trouver un stylo bille qui roule parfaitement sur le papier
Faire un bain de minuit nue dans la mer
danser n’importe comment
respirer l’air glacial de la montagne à plein poumon
marcher pieds nus sur le bitume en rentrant de la plage
descendre ma première piste de ski quand la saison recommence
le sentiment de satisfaction quand on réussit enfin à réaliser un exploit sportif – tenir sa voile droite, courir plus vite, réussir un pas de danse à la perfection
déballer un cadeau qui me correspond parfaitement
recevoir des fleurs
le plaisir d’offrir
recevoir des nouvelles d’amis chères
être agréablement surprise
sourire seule dans la rue
entendre une chanson que j’adore dans un lieu public
assister à un live incroyable
faire une sieste à l’ombre lors d’une journée de forte chaleur
avoir le sentiment que le nécessaire a été fait et que le reste peut attendre
paresser sans remords
partir sur un coup de tête
lire un livre au bord de la piscine, les pieds dans l’eau
les premières fraises
les premiers melons
les premières mandarines
les salades de fruits rouges
regarder le soleil se lever
regarder le soleil se coucher
regarder le reflet de la lune sur la mer
boire des bières sur la plages entre amis
improviser une soirée entre amis
le premier regard
le premier baiser
la première nuit
lire un bon livre
découvrir un nouvel artiste qui me donne des frissons
pleurer devant un feel good movie ou série
rouler pendant des heures sur les petites routes de campagne
passer un week-end entre amis à la campagne, montagne, mer
ne pas me sentir coupable de ne pas avoir réalisé mes tâches de la journée
procrastiner – un peu –
me réveiller naturellement après une bonne nuit de sommeil
me réveiller trop tôt et constater que j’ai encore plusieurs heures pour dormir
lover mon nez froid dans le cou chaud de l’être aimé
porter un pull en cachemire sur ma peau nue
me lever tôt pour partir en vacances
les papillons dans le ventre
sourire en pensant à ceux que j’aime
passer du temps avec moi, rien que moi
avoir bonne mine
voir les tâches de rousseur apparaître sur mon visage les premiers beaux jours
l’odeur de la crème solaire sur ma peau chauffée au soleil
l’odeur du monoï dans mes cheveux
manger avec les doigts
faire des taches sur mes habits et ne pas devoir aller à un rendez-vous important
rencontrer de belles âmes au gré des voyages
la petite main d’un bébé qui me tient fermement le doigt
pouvoir rester sous la couette le matin plus longtemps
entendre les oiseaux chanter au réveil
les rayons de soleil qui me réchauffent le visage depuis mon lit le matin
faire rire quelqu’un
me réveiller et me sentir reposée
la première gorgée d’un verre d’eau quand je suis assoiffée
enlever mes chaussures de ski à la fin de la journée
recevoir un compliment
les soirées au coin du feu
le bois qui pète dans les flammes
retrouver un billet dans une poche
les cheveux au vent dans une décapotable une belle journée d’été
lêcher la cuillère pleine de pâte à pâtisserie
porter un gros pull avec un short les soirs d’été
les couleurs de l’automne
recevoir une lettre écrite à la main dans ma boite aux lettres

ÉCRIRE POUR EXISTER

ÉCRIRE POUR EXISTER

« En fait, bien souvent, l’inspiration vient d’une résilience. On souffre dans sa vie donc on a besoin d’en parler par écrit pour prendre le monde à témoin. (…) On dit que les gens heureux n’ont pas d’histoire. Je le crois. Si on est complètement heureux satisfait de tout ce qu’on a déjà pourquoi se lancer dans l’aventure hasardeuse de l’écriture ? » Bernard Werber

Je n’ai pas lu Werber depuis sa trilogie Les fourmis, lecture avortée pendant l’adolescence. Mais en tapant Écrire sur Google, je suis tombée sur ses mots. Le mot ‘souffrance’ ne résonne pas en moi mais j’adhère totalement au propos de dire que si tout coule, roule, est sans embûche, l’inspiration ne vient pas. En général, quand on nage dans le bonheur, on se laisse flotter. On plane. On ne se soucie de rien. Encore moins de son prochain. On a plus tendance à vouloir crier son malheur à la face du monde que de s’étendre sur son bonheur.

Ce jour-là. Excitée. Comme une enfant. À la vue du fruit de mon travail enfin imprimé sur le papier. Je plonge mon nez dans ces pages. Comme des souvenirs d’enfance. Le papier glacé. Mes parents libraires. Elle me photographie avec mes premiers exemplaires entre les mains. Dédicacer n’est pas une chose aisée. Je refuse de tomber dans la caricature de ces phrases biaisées de remerciements impersonnels. Je m’applique à lui écrire un mot afin de la remercier de son soutien pendant tous ces mois où je me comportais comme une enfant gâtée.
La seule dédicace qui me percute de plein fouet, comme une évidence, est celle pour cet autre enfant gâté. Qui n’en a pourtant aucune idée. De l’importance qu’il a pour moi.

Il me propose ce diner avec deux autres amis à lui. Dans cet italien que j’affectionne tant. L’occasion de fêter son arrivée, les rencontres et la magie d’une belle soirée improvisée.

Je leur montre le produit fini. Elles ne cessent de me complimenter. Je ne sais plus trop où me mettre. Les remercier pour leur enthousiasme. Etre assaillie de mots bienveillants. De remerciements.

Il me dit qu’il est fier de moi et qu’il croit en ce livre qui n’est pas encore sorti du plus profond de moi. Il m’interroge sur cette dédicace gravée à la vue de tous. Pour qui est-elle ? Personne ne le saura jamais. Ce petit clin d’oeil est le mien. Pour lui. Pour elle. Qui sait, je ne le révélerai pas. Cela restera un mystère. Peut-être juste la personne concernée se reconnaitra.

Je me pose dans ce café où tout le personnel me reconnait. J’y ai littéralement passé mon été. Cette jeune maman m’aborde, intriguée par ce petit carré ensoleillé sur ma table. Elle me demande si c’est mon oeuvre. Je lui réponds timidement que oui. C’est  mon oeuvre. Même plus que ça. C’est une partie de moi. Ces échanges impromptus me remplissent de bonheur.

Un verre de vin à la main, je ressasse mon vieux disque rayé. Celui d’une histoire qui semble bel et bien terminée mais que je m’évertue à essayer de préserver.

On se chuchote des histoires sans fin. Des confidences qu’on ne s’autorise que lors des nuits profondes. Ne pas parler. Juste écouter. Laisser flotter les mots sans jamais vouloir les attraper au vol. Me nourrir de paroles et rêvasser.
Prendre le temps. Dévorer les histoires. M’imprégner des confessions. Profiter de cette légèreté. Ce charme. S’apprivoiser un petit peu plus. Se parler. Ce ping pong d’émotions et de ressentis. Le jeu des miroirs. Des échos. Des résonances. Des concentrés de bonheur. Des mélodies empreintes de souvenirs. Ma mémoire s’évade et s’emballe à chaque souvenir.

Elle me propose de passer à la télé. Les belles opportunités.

On se donne rendez vous dans ce café un an plus tard que le premier.
Ce mois est fait de rencontres. De retrouvailles. De découvertes et de légèretés. De choses graves. De réalisations. De lâcher prise. Ne plus se rattacher à ces choses qu’on ne contrôle pas. Enfin dire stop. Assez. Et ne plus jamais se retourner.

On parle liberté, écriture, photographie. Enfin, une autre personne qui me nourrit. On s’emballe pour des projets en cours. On s’évade. On divague.

Beaucoup de belles choses. Des mots doux. D’encouragements. Parler de ma plume. Oui, oui, oui, elle sera. Elle existera. Je prends le temps. Cela arrivera.

Je passe du rire aux larmes. Je me vide de ce poids. Les émotions sont trop fortes ces jours-ci.
Ma boite est pleine à craquer, de ces mots que je n’enverrai jamais. Et malgré tout, je continue à écrire. Vital.

L’euphorie des derniers jours est inspirante. Elle me fait flotter dans l’air. Me ramène à ce moi profond. Moi. Moi. Moi. Narcisse est de nouveau là. Et tant pis pour ceux que cela dérange. Préférer avancer seule avec légèreté plutôt que trainer ce boulet, ce poids du passé.

Et se sentir exister. Et croquer. Toujours croquer.

PROVOQUER MA CHANCE

PROVOQUER MA CHANCE

Tous ces mots qui, depuis des mois, résonnent dans ma tête, sont maintenant couchés sur un petit carnet noir sous forme d’abécédaire. Des mots forts. Qui m’habitent au quotidien. Des mots qui ont du sens. Qui déterminent une vie. La mienne. Peut-être celle des autres. Je pourrais la partager par ici. Mais elle va rester secrète. Encore quelques temps. Car je pense avoir trouver la clé. Celle qui ouvrira la porte de ces pages avortées. Ces nouvelles ancrées au plus profond de moi.

J’ai pris une décision un peu folle. Celle d’à nouveau tout quitter.
Laisser pousser mes ailes et sentir les rafales de vent me porter vers le haut. Vers l’inconnu.
Grâce à toutes ces rencontres fortuites, impromptues, improbables des derniers mois. Ces personnes qui ont croisé ma route un peu par hasard ou grâce à mes requêtes particulières. Ces âmes qui m’ont nourrie. Inspirée. Confrontée à cette partie de moi encore inexplorée.

Ce bout de ma chair qui flottait encore dans le vide. Fragilisé. Tremblant. Je l’ai, je pense, un petit peu plus apprivoisé.

J’ai provoqué ma chance. En choisissant soigneusement mes muses. En m’entourant de cet esprit qui bousculerait mon âme éparpillée. De confessions en confidences. Du fruit de nos sentiments.
De l’abondance de paroles au silence bienfaisant. L’espace est entièrement occupé par nos échos. Puis nos silences. Je me souviens de ces moments exquis à jamais révolus. Ô douce mélancolie.

J’ai retrouvé ma voie tout en remuant ma voix. Je suis devenue encore plus insatiable. À la recherche de l’impossible. Je repousse les limites de ma patience. Je m’autorise l’indécence. Le non sens. La folie.

Je craque des allumettes. Je suis fascinée par la lueur de leurs flammes. La lumière. Par tous les possibles. Je suis émerveillée face à toutes ces opportunités. Ces projets. Ces idées. Ces défis qu’on se lance au détour d’une limonade lors d’un tout premier échange. Je bois nos similitudes par petites gorgées bien équilibrées.

La prudence m’a désertée. Je préfère m’enflammer face aux rêves et à l’incertitude. Être conquise par le peu. Frissonner de bonheur à chaque nouvelle étreinte. Faire confiance à mon destin. Celui que je me destine. Celui pour lequel je pleure. Je ris. Je bascule. Je tombe. Celui pour lequel je me relève. Toujours plus forte. Toujours plus affamée face au danger. Une vie en kaléidoscope. Au reflet des miroirs. À travers lui. À travers elle. À travers toi. À travers moi.

#1

À suivre…

COUCHER SUR LE PAPIER

COUCHER SUR LE PAPIER

Hésiter avant de publier et puis se dire que cela fait des années que cette page a toujours été une parenthèse à la réalité.

Mettre des mots sur ces semaines d’ivresse. De bonheur indécent. Ne plus pouvoir le faire par ce biais-là. Choisir de les coucher par ici. Ces écrits qui risquent de tomber dans l’oubli.

Cette chance qui frappe à la porte par une belle journée de fin de printemps. Inattendue. Surprenante. Quelques lignes seulement qui efface d’un coup de vent les petits tracas précédents et présage, peut-être, des plaisirs à ajouter à la longue liste de ceux d’une vie encore juste effleurée. Profiter de l’instant présent. Lire. Écrire. Lire. Écrire. Se surprendre devant cette facilité à se confier.

Des éclats de joie, des fous-rire avec de grosses larmes de crocodile heureux. Une crise de pleurs éphémères à la lecture d’un paragraphe qui résonne si fort en soi . Des échos infinis. Des non criés à voix haute seul face au néant. Attendre la suite. En vouloir encore et toujours plus.

Se dévoiler. De la tête aux pieds. Jeter sur le papier des bribes de vie. Des idées. Des envies. Se dénuder un petit peu plus chaque jour à travers les mots. Et entendre les échos.

Vivre ce début d’été intensément. De terrasses bondées en événements. Partager ces moments avec des êtres chers et croquer la vie à pleines dents. Se perdre dans les romans. Ne jamais s’en séparer.

Ne plus se poser de questions. Faire tomber les barrières. Ne pas juger. Écouter. S’écouter. Se laisser vivre. Savoir saisir et profiter de belles opportunités.

Des nuits beaucoup trop courtes, sans être tourmentées ou cauchemardesques, mais aux réveils trempés sous le poids de draps bien plus épais qu’il ne le faudrait par cette chaleur d’été.

Un corps qui ne souhaite plus se reposer. Il en a peut-être juste assez.

Partir pour se ressourcer. Prendre le large. Sourire tellement fort que l’on crée et perçoit chez les autres un petit rictus qui s’apparente à un sourire, d’un coup de baguette magique. Inspirer le bonheur à coup de musique trop forte dans les oreilles. De pas de danse improvisés sur les quais. D’une joie de vivre peut-être beaucoup trop intense pour perdurer. Mais qui sait ?

Manger comme un ogre après des semaines, même des mois de crève la faim. S’enivrer devant les fourneaux de cet homme, passionné, qui explique si bien le terroir, la cuisine et les saveurs locales. Déguster les petits plats mis dans les grands. S’émerveiller et rêver de peut-être revenir un jour ici et partager toute cette beauté. Se relaxer, alors que plus aucun muscle n’est contracté. Essayer de déconnecter mais ne pas pouvoir s’empêcher de rester connecté juste pour continuer à échanger.

Après cette orgie, vouloir se délester d’une partie de soi, jeûner l’espace d’un court instant pour retrouver cette légèreté aux fruits et légumes du beau temps. Et se laisser à nouveau aller car c’est si bon de partager.

Partir voir la mer le jour d’une rencontre singulière. Attendue. Tellement légère et naturelle.

Vouloir que le temps s’arrête. Vivre l’ordinaire dans l’extraordinaire. Laisser son instinct parler et ne jamais regretter.

Se réjouir du voyage qui se profile. Laisser en suspens ce qui vient tout juste de se créer, trop vite, trop fort, trop passionné et penser que tout va bien se passer. Au retour.

Vivre cette aventure intensément. S’arrêter de respirer devant tant de beauté. Regarder la nature avec des grands yeux d’enfants face à l’immensité.

S’arrêter encore un instant, respirer à pleins poumons et constater encore une fois que le bonheur est bien là, accroché comme un arapède qui ne se détachera plus jamais de son rocher.

Ce vent qui rend hilare. À chaque rafale, rire plus fort, plus longtemps et sentir tous ses muscles se crisper à chacun des mots prononcés. Ne plus pouvoir s’arrêter et se dire que ça en devient indécent de montrer ce bonheur. À la vue de tous.

S’emballer. Être curieux. Spontané. Généreux. Enthousiaste. Sensible. Passionné. Être soi. Rien que soi et ne pas calculer.

Et pourtant se tromper. Penser que cela suffira à charmer. Mais voilà le temps des désillusions. Regarder par dessus son épaule et constater que tout ça, c’est du passé. Sentir cette légèreté s’effacer et réaliser que se laisser vivre n’est pas une tâche si aisée. On se promet des choses et tout est si vite écarté. Trop vite. Beaucoup trop vite.

Sans même prendre le temps de creuser. Alors qu’on sait qu’il y a tant à découvrir et qu’il faut du temps pour s’apprivoiser.

Imprimer toutes ces confessions. Plus de 80 pages. Pour peut-être un jour les relire mais surtout pour réaliser toute la beauté de cette correspondance en toute honnêteté.  Se dire que cela ferait un bon roman. Répondant au doux nom de Relation épistolaire, relation éphémère.

Laisser reposer les mots le temps d’une soirée. Les garder secrets peut-être pour l’éternité. Et réaliser qu’en fait, jeter ses émotions par ici, c’est un peu comme une thérapie. Afin que les idées se perdent dans les méandres du virtuelJuste pour conclure un beau début d’été.

Et puis cet appel, il y a seulement quelques heures, pour encore vivre une belle opportunité. Et croquer, toujours croquer.

COMME UNE ENVIE D’ÉCRIRE

COMME UNE ENVIE D’ÉCRIRE

Ce matin-là, les paupières lourdes, les cheveux en bataille, les traces de draps encore sur les deux joues et les gestes lents, le doux son des quelques notes rythmées par la douceur me réveille lentement. La lumière, légère, passe à travers les rideaux. Mes draps pour seul refuge, là où tous les rêves sont possible, où le temps s’arrête. Quelques petites gouttes délicates, les perles de la rosée matinale dansent sur les feuilles au vent.

L’air frais caresse mon visage, ma tête vacille légèrement. L’odeur du pain grillé et les traces d’agrumes sur la paume de mes mains me rappellent ces matins d’enfance. Assise sur le bord de la fenêtre, les rayons de soleil réchauffant ma peau nue, je croque dans mes tartines au goût de miel et de gelée de groseilles. Les doigts qui collent, le corps encore fébrile. Des vêtements propres aux odeurs de Marseille. Un chignon noué négligemment. Mes trésors à bout de bras. Un cabas vide pouvant accueillir toutes sortes de bonnes choses.

La rue est déserte. Seul le chant des oiseaux berce le bruit de mes pas. Je vois danser les cumulus dans le ciel et me laisse divaguer dans mes pensées. Une baguette, quelques oranges, la longue queue devant l’étale de fruits et légumes bio. Un morceau de morbier, quelques figues fraîches et un joli bouquet d’hortensias. Les maraîchers me régalent en ce dimanche ensoleillé.

Place en cuisine pour concocter des mets délicats. Le casque vissé aux oreilles, une petite danse improvisée devant les fourneaux. Des éclaboussures sur le tablier et des rires dans la pièce d’à côté. Chaque produit manipulé avec soins. Des parfums du Sud et nos palais qui se délectent.

La météo changeante, la pluie s’abat à grosses gouttes sur la fenêtre. Le vent siffle dans les châssis. Sa main dans la mienne, nos corps qui s’effleurent. La sieste dominicale et la bouche sèche au réveil. Comme une envie de sucré aux réminiscences lisboètes. Petite ballade dans les flaques, quelques centaines de mètres pour savourer des petits flans croustillants et fondants à souhait.

Paresse d’un dimanche après-midi le nez collé sur l’écran plat. La pluie ne s’arrête pas. Cet été a un goût d’automne et donne des envies d’hiver. De calme lorsque la neige s’abat sur les toits. De temps figé. De confort emmitouflés dans des habits de laine. De gourmandise avec un chocolat bien chaud. De nuit noire en fin d’après-midi et d’illuminations dans les rues froides de Bruxelles. D’ambiance tamisée par les bougies aux senteurs de pins et les flammes du feu ouvert. De plats réconfortants à partager entre amis avec une bonne bouteille de vin. De fenêtres embuées par la température intérieure tellement chaude par rapport au dehors. De longues soirées cinéma, pieds coincés sous le plaid.

Des rêves pleins la tête et des envies d’ailleurs, mes doigts qui, d’un coup de souris en effleurant le clavier, me font voyager en Scandinavie. Des projets lointains, des images défilent, mes yeux deviennent lourd. La nuit tombe. Le marchand de sable est passé. C’était une belle journée d’été.

LE SOMMEIL DES IMPOSSIBLES

LE SOMMEIL DES IMPOSSIBLES

Il me voit arriver de loin et m’observe tout en faisant cette petite moue, celle de la pitié envers les épuisés.
« Tu as l’air fatiguée ».
Et non, tu ne m’apprends rien, toi non plus d’ailleurs.
Fatigué. Un mot jamais autant utilisé depuis la fin de l’été. Une peau terne. Le regard perdu dans mes propres pensées. Un corps lent qui continue d’avancer. Qui se réveille naturellement à l’aube du jour. Qui court des kilomètres sur le bitume juste pour un challenge de plus cette année. Qui joue au tennis au petit matin après avoir passé une nuit à griffonner les to do des prochaines semaines. Qui ne connaît plus le confort d’une soirée allongée sur un canapé à mater des images sans but aucun.

Il me dit «  Tes nuits sont ok ? Tu arrives à dormir ? » Je lui réponds que non. Mon cerveau est en ébullition. J’imagine que seul les sécuritaires profitent d’un repos salutaire.
L’essence de ma vie, le carburant qui me fait avancer n’est certainement pas aujourd’hui le sommeil. Mes nuits sont de nouveau si tourmentées. Ma tête si remplie. Ne jamais se reposer l’esprit. Glisser ce corps à bout sous les draps, en quête d’un sommeil impossible. Et chaque fois, chaque fois, au moment où nos âmes sont supposées valser vers ce monde impénétrable, mon esprit fait demi tour et court vers la lumière. L’agitation. Les idées par millier. L’inspiration. Pourquoi choisit-il la nuit noire pour s’évader dans des contrées qu’il fuit la journée. Quand tout n’est que calme et volupté. Lui préfère sortir sous la tempête et braver des montagnes non éclairées.

Ceux qui réalisent leurs rêves. Entreprennent. Prennent des risques. N’auront plus jamais le luxe de ne penser à rien. Strictement à rien. Ne rien faire. Sans culpabiliser. Peut-on seulement en profiter quand tout reste à faire ? Il le faut. Alors autant mettre à profit son temps libre pour brainstormer avec toute personne croisant son chemin.

Elle me dit «  Tu n’as pas l’air de procrastiner. » Si seulement elle savait ce que j’étais. Avant. J’étais. Je ne suis plus. J’ai désertée ma couette et mes séries depuis long feu. Je n’ai plus le temps de me prélasser. Et quand je ne fais rien. En fait, je fais. Je défais dans ma tête tout ce qui a été créé dans la journée afin d’être certaine que tout s’emboite parfaitement. Même après coup. Et les nuits sont courtes. Agitées. Aux réveils multiples juste pour coucher quelques idées sur un papier. Un stylo. Un carnet. Les deux éternels sur ma table de chevet.

Ce qui me plait. Hier comme aujourd’hui. Ce sont les raz de marée. Les tsunamis. Ces grandes vagues qui détruisent tout sur leur passage et qui permettent de reconstruire toute une vie. Repartir de rien.
Et bien, ma vie à moi, c’est ça. Un raz de marée. Un éternel recommencement. Toujours plus loin. Toujours plus haut. On se prend une grosse vague libératrice dans la figure. Celle qu’on attend comme un enfant qui voudrait arriver à sauter par dessus dès le premier essai. On jette tous ses acquis. On se délaisse des boulets. Et c’est reparti.

Le hasard et le timing sont des éléments de nos vies qu’on ne peut pas forcément s’expliquer. Expliquer pourquoi maintenant, c’est maintenant. Demain, c’est demain. Qu’aujourd’hui, cela ne sert strictement à rien. Les rencontres à un moment pertinent. Comme cette folie des projets. De s’associer. D’intriguer. D’attiser la curiosité de nos entourages. Et surfer sur cette vague des bonnes ondes. Tout s’emboite parfaitement. Au bon moment.

Je ne l’aurai pas rencontré au bon moment. Je l’aurai rencontrée au bon moment.

Se retourner et constater l’évolution de son être qui, six pieds sous terre en janvier, s’est relevé. Plus fort. Plus battant. Plus avide qu’avant.
Et rire et sourire. Chanter tout haut en courant. Saluer les passants. Partager toujours ce bonheur indécent avec ces gens qu’on ne connaît ni d’Eve ni d’Adam (et détester cette expression).

Le bonheur aujourd’hui, c’est d’entendre une chanson ridicule dans un lieu public et être pliée de rire au milieu de tous ceux qui ne comprennent rien à ce moment. C’est créer à deux. C’est entendre les louanges de ceux qui s’intéressent à nos changements. C’est sortir sous la pluie et se réfugier chez des amis. Et toujours croquer la vie.

Et quand ce quotidien ne nous permet pas de souffler une minute. Il faut savoir réaliser la chance qu’on a. De virevolter d’aventures en aventures. Dessiner l’avenir qu’on se souhaite. Et le réaliser.

Et puis, décider d’installer ma routine autre part. Le temps d’un court instant. Pour quelques petits mois. Développer ces projets-là. Partir solo m’installer au milieu des rizières. Partir créer. Pour regarder l’horizon et me dire que j’ai tout compris à la vie. Puis partager ce voyage avec notamment cette fille-là. Une comme moi. Enfin un peu comme moi. Ou beaucoup beaucoup comme moi. Ou moi comme elle. Après tout juste un mois.

Il me dit « Laisse les gens venir à toi. Le reste, c’est de l’ego. Et t’as un gros ego. »

Je lui promets deux choses. De l’amour et de la sincérité. Être vraie. Quoi qu’il arrive. Quoi qu’il advienne. Malgré les éclats. Les débats.

Et l’honnêteté toujours. Celle qui m’est salutaire.

Pour toi. Pour moi.

FLYING

FLYING

Libre est l’oiseau.

Qui prend son envol pour la première fois.

Seul.

Tout là-haut.

Face au Monde.

Ses yeux rivés sur l’horizon.

Au loin.

Concentré sur tous les mystères.

De l’extraordinaire.

Tout juste à sa portée.

 

Il remet son destin.

Entre ses mains.

À sa Mère.

La Terre.

 

Elle peut faire de lui ce qu’elle veut.

Dérober l’air de si peu.

Le porter à l’infini.

Ou l’abandonner selon ses envies.

 

Il s’assied sur l’herbe mouillée.

Pleine de rosée matinale.

Attendant.

Patiemment.

Du haut de son sommet.

Que le grand vent lui fasse vibrer ses caissons.

 

Pas même un souffle. Ni même une turbulence.

Pour qu’il prenne de l’altitude.

Et touche du bout des doigts.

Ce doux sentiment de liberté.

 

Tandis qu’une jeune brise lui chuchote déjà à l’oreille :

« Viens danser avec moi.

Je te ferai valser.

Je te ferai planer.

Au plus près des nuages.

Au plus près des montagnes.

Tu prendras de la hauteur.

Tu prendras de la grandeur.

Tu frôleras les mers.

Tu effleureras les flans de collines.

Tu caresseras les plaines sauvages.

Tu embrasseras les déserts arides.

Tu tournoieras telle une toupie.

Dans un éternel tourbillon.

Un seul élan de vie. »

 

Songe d’enfant que de déployer ses ailes.

Sentir son corps quitter la chaleur des prés.

Quand sa voile tout juste gonflée.

Le fait devenir si léger.

Et s’élancer.

Dans le vide.

Pour flotter.

Voler.

Au delà des rêves.

Au delà du tangible.

Au delà de connu.

Vers l’inconnu.

 

Comme une délivrance.

Le poids de la terre se dérobant sous ses pieds.

Il se donne à l’alizé.

Et survole de nouvelles contrées.

Son visage baigné par le soleil en plein éveil.

 

Mais où mène ce chemin ?

Pays lointain.

Sans route précise.

Sans tracé.

La nature comme seule alliée.

Pour le nourrir de toute sa beauté.

En parapente cet été.

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